Moscou alerte sur les risques pour la non-prolifération nucléaire sur fond de crise au Moyen-Orient
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lundi que le sort du régime de non-prolifération nucléaire était une source de grave préoccupation dans un contexte d'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Dans un message adressé à la Conférence de Moscou sur la non-prolifération, M. Lavrov a déclaré que les récentes actions militaires menées par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, notamment les frappes visant des installations placées sous les garanties de l'Agence internationale de l'énergie atomique, avaient porté un coup grave à l'autorité du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
De telles actions ont également porté atteinte à la crédibilité de la diplomatie en tant que moyen de résolution des différends, a déclaré M. Lavrov, ajoutant que certains pays pourraient de plus en plus considérer les armes nucléaires comme une garantie de sécurité.
Il a souligné l'importance de préserver ce pacte en tant qu'élément clé de la stabilité stratégique mondiale et a exhorté tous les signataires, en particulier les Etats dotés d'armes nucléaires, à respecter leurs obligations.
Le chef de la diplomatie russe a également noté que les risques de militarisation de l'espace s'accroissaient en raison des "actions destructrices des Etats-Unis et de leurs alliés".
La mise en œuvre du "Dôme d'or", le projet américain de boucliers antimissiles qui prévoit le déploiement en orbite de systèmes d'interception d'ici 2028, constitue une menace importante pour la stabilité stratégique, a-t-il déclaré.








