Starmer s'entretient avec Trump sur l'importance de la réouverture du détroit d'Ormuz
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est entretenu dimanche soir avec le président américain Donald Trump pour discuter de la situation au Moyen-Orient et des perturbations du trafic maritime mondial causées par la fermeture du détroit d'Ormuz.
Au cours de cet entretien, M. Starmer a souligné l'importance de rouvrir cette voie navigable stratégique afin de contribuer au rétablissement des routes maritimes normales et d'atténuer la hausse des coûts à l'échelle mondiale, selon un communiqué publié par le 10 Downing Street.
Les deux dirigeants sont convenus de rester en contact étroit concernant l'évolution de la situation dans la région.
Le ministre britannique de l'Energie, Ed Miliband, avait déclaré plus tôt dimanche que mettre fin au conflit en cours constitue selon lui le "moyen le meilleur et le plus concluant" de rouvrir le détroit d'Ormuz, un goulet d'étranglement stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, avertissant que la situation nuit à l'économie mondiale.
"La flambée des prix du pétrole et du gaz à laquelle nous assistons est causée par la fermeture du détroit", a indiqué M. Miliband aux médias britanniques, ajoutant que le Royaume-Uni souhaite travailler avec ses alliés pour tenter de faire rouvrir le détroit.
M. Trump avait affirmé samedi sur les réseaux sociaux que "de nombreux pays" vont envoyer des navires de guerre pour maintenir le détroit d'Ormuz ouvert, sans donner plus de détails.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d'autres villes iraniennes, tuant le guide suprême iranien Ali Khamenei, plusieurs hauts responsables militaires et plus de 1.300 civils. L'Iran a riposté par des vagues de frappes de missiles et de drones visant des bases et des installations israéliennes et américaines à travers le Moyen-Orient.
Alors que les frappes entrent dans leur troisième semaine et que le détroit d'Ormuz est de fait fermé, les perturbations sur les marchés énergétiques et économiques mondiaux s'aggravent de plus en plus.








