Côte d'Ivoire : les villes africaines plaident pour un meilleur accès aux mécanismes de financement du développement
Le ministre ivoirien des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, également président de l'Union des villes et communes de Côte d'Ivoire (UVICOCI), a plaidé jeudi à Abidjan pour un meilleur accès des villes africaines aux mécanismes de financement du développement.
Lors de l'ouverture du Caucus Afrique de l'Ouest des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU Afrique), le ministre a souligné que l'Afrique de l'Ouest traverse actuellement une période de transformations profondes.
"Notre région connaît une urbanisation rapide, une croissance démographique soutenue et des attentes sociales de plus en plus fortes de la part de la population. Dans ce contexte, les villes et les collectivités territoriales jouent un rôle central", a-t-il déclaré.
Selon lui, ces collectivités constituent les premiers espaces où se construisent des réponses concrètes aux défis du développement, notamment en matière d'accès aux services essentiels, de création d'opportunités économiques, de cohésion sociale et de résilience face aux crises.
Toutefois, la question du financement des villes africaines demeure un enjeu majeur pour relever ces défis, a-t-il estimé.
"Nos collectivités doivent disposer de ressources adéquates, prévisibles et durables pour assurer pleinement leurs missions. Nous devons donc continuer à plaider, tant au niveau national qu'international, pour un meilleur accès des villes africaines aux mécanismes de financement du développement, ainsi qu'à des instruments innovants capables de soutenir les investissements locaux", a-t-il expliqué.
Selon lui, cette rencontre constitue également une occasion de renforcer la solidarité régionale, de partager les expériences et de bâtir une vision ambitieuse du développement territorial en Afrique de l'Ouest.
"Les villes africaines sont au cœur de la transformation de notre continent. C'est ensemble, dans un esprit de coopération, de solidarité et de responsabilité partagée, que nous pourrons construire des territoires plus inclusifs, plus résilients et plus prospères", a-t-il ajouté.








