Le gouvernement néerlandais accepte l'offre de coopération de la France dans le domaine des armes nucléaires
Le gouvernement néerlandais a accepté lundi l'offre de la France de discuter d'une coopération plus étroite dans le domaine des armes nucléaires, ont déclaré les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des Pays-Bas dans une lettre ouverte.
"Cela offre aux Pays-Bas l'occasion de renforcer la dimension européenne de la dissuasion nucléaire avec nos alliés de l'OTAN", ont écrit la ministre de la Défense Dilan Yesilgoz-Zegerius et le ministre des Affaires étrangères Tom Berendsen dans une lettre adressée au Parlement.
Selon cette lettre, l'Europe est confrontée à des défis fondamentaux en matière de sécurité, liés aux menaces géopolitiques, à l'évolution de la dynamique internationale et aux progrès technologiques rapides.
"Cela exige une plus grande responsabilité de l'Europe en matière de sécurité. Le renforcement de la contribution de l'Europe à la dissuasion conventionnelle et nucléaire s'inscrit dans le cadre de cet effort. La proposition de la France d'approfondir le dialogue sur cette question avec ses partenaires européens va dans le sens de cet objectif, et le gouvernement estime qu'il est souhaitable d'accepter cette proposition", indique la lettre.
Les ministres ont souligné que l'OTAN demeurait la pierre angulaire de la sécurité européenne, tant pour les Pays-Bas que pour l'ensemble du continent. Ils ont ajouté que le renforcement de la coopération avec la France ne remplacerait pas le cadre de défense collective et de dissuasion nucléaire de l'OTAN, mais le compléterait.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré lundi que la France renforcerait son arsenal nucléaire et intégrerait "une dimension européenne" dans sa posture de dissuasion, tout en soulignant que toute décision concernant l'utilisation des armes nucléaires françaises restera une responsabilité souveraine de la France.
La France propose ainsi aux partenaires européens intéressés une coopération plus étroite qui pourra inclure des consultations, des exercices conjoints et d'autres formes de coordination, a fait savoir M. Macron, ajoutant que des pays tels que la Suède, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce et le Danemark ont manifesté leur intérêt.








