LEAD La 2e session des pourparlers irano-américains a eu lieu dans une atmosphère "constructive" et de nouvelles négociations seront prévues (MAE iranien)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré mardi que la deuxième session de pourparlers indirects entre l'Iran et les Etats-Unis s'était tenue à Genève, en Suisse, dans une atmosphère plus "constructive" que lors de la précédente session à Oman.
M. Araghchi a tenu ces propos au cours d'un entretien accordé à la chaîne publique iranienne IRIB TV, après la clôture des négociations nucléaires entre les délégations iranienne et américaine, sous médiation omanaise, qui ont eu lieu dans l'ambassade d'Oman à Genève.
"Différentes idées ont été proposées et ont fait l'objet de discussions sérieuses. En fin de compte, nous sommes parvenus à une entente générale sur une série de principes directeurs, sur la base desquels nous avancerons désormais en vue de rédiger le texte d'un potentiel accord", a-t-il expliqué.
"Cela ne signifie pas que nous pourrons rapidement conclure un accord, mais au moins, la voie a été ouverte", a nuancé M. Araghchi. "Nous espérons que cela sera fait aussi vite que possible et nous sommes prêts à y consacrer le temps nécessaire."
Le chef de la diplomatie iranienne a ajouté qu'aucune date n'avait encore été fixée pour la prochaine session de pourparlers. Néanmoins, les deux parties sont convenues de travailler sur les ébauches d'un potentiel accord, de se les échanger, puis de prévoir un prochain cycle de négociations.
"Nous avons à présent une vision plus claire de ce qui doit être fait dans la poursuite de cette voie (diplomatique)", a affirmé M. Araghchi.
Après le début des discussions, l'Iran a annoncé la fermeture temporaire de certaines parties du détroit d'Ormuz pour respecter les principes de sécurité et de navigation durant son exercice militaire à tir réel "Contrôle intelligent du détroit d'Ormuz".
Mardi également, le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré que le président américain Donald Trump, tout comme ses prédécesseurs, serait incapable de détruire la République islamique.
Il répondait aux propos prononcés vendredi par M. Trump, qui a une nouvelle fois menacé l'Iran d'actions militaires et affirmé que le renversement de son gouvernement "serait la meilleure chose qui pourrait arriver".
La première session de négociations nucléaires indirectes s'est tenue le 6 février dans la capitale omanaise Mascate. La reprise du processus diplomatique intervient dans un contexte de tensions accrues entre l'Iran et les Etats-Unis et de renforcement de la présence militaire américaine dans la région du Moyen-Orient.








