Le Niger accuse la France d'avoir poussé et financé les auteurs de la récente attaque de l'aéroport de Niamey
Le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a déclaré vendredi soir que la France avait "poussé et financé les auteurs" de la récente attaque armée survenue dans la zone de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Dans un entretien accordé à la Radio Télévision du Niger (RTN), M. Tiani a affirmé, sur la base de renseignements obtenus par le Niger, que "c'est la France qui a poussé ces mercenaires à s'aventurer" dans cette action. Il a précisé que "la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française et des forces spéciales avaient inondé les mercenaires" d'armes et d'équipements depuis avril 2025 dans la région du Liptako-Gourma, située aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso.
Le chef de l'Etat nigérien a également accusé la France d'avoir fourni une somme de "300 millions de francs CFA" (environ 542.000 dollars) à des groupes armés, y compris le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM/JNIM) et l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), pour mener leurs opérations.
M. Tiani a averti que la France n'avait pas renoncé à ses tentatives de "déstabilisation" du Niger, assurant toutefois que les Forces de défense et de sécurité du pays étaient prêtes à riposter fermement à toute forme d'agression.
Pour rappel, au cours de l'attaque perpétrée dans la nuit du 28 au 29 janvier, les Forces de défense et de sécurité nigériennes ont tué 20 mercenaires et en ont arrêté onze autres.








