LEAD L'Egypte commence à admettre les Palestiniens blessés et malades de Gaza via le poste-frontière de Rafah
Le premier groupe de Palestiniens blessés et malades a traversé la frontière depuis la bande de Gaza vers l'Egypte lundi, marquant une étape clé dans la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu dans l'enclave côtière.
Selon des sources palestiniennes, cinq patients, accompagnés de dix proches ou soignants, ont été transportés du sud de Gaza vers l'Egypte pour y être soignés. Bien que l'accord facilite les déplacements dans les deux sens, aucun Palestinien n'est encore rentré dans l'enclave depuis le côté égyptien à ce jour.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un convoi d'ambulances jaunes transportant des patients de l'autre côté de la frontière. La chaîne d'information égyptienne Al-Qahera News, citant des responsables gouvernementaux, a confirmé le transfert et indiqué que les autorités avaient finalisé les préparatifs logistiques pour assurer un "passage en douceur".
Les hôpitaux à El-Arish, situés dans le nord du Sinaï égyptien, avaient notamment été placés en état d'alerte maximale, avec des équipes médicales, des unités de soins intensifs et des salles d'opération prêtes à accueillir les évacués.
Ce transfert fait suite à la réouverture partielle du point de passage de Rafah, la seule porte d'entrée de Gaza vers le monde extérieur non contrôlée par Israël. Le passage était resté en grande partie fermé depuis que Tsahal s'était emparée du côté palestinien de la frontière en mai 2024, une action qui a aggravé la crise humanitaire pour les 2,3 millions d'habitants de Gaza.
Le poste-frontière avait rouvert à l'essai dimanche avant d'étendre ses opérations lundi sur la base des conditions stipulées pour la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza négocié par les Etats-Unis.
Aux terme de l'accord actuel, environ 150 Palestiniens sont autorisés à quitter Gaza quotidiennement, tandis que jusqu'à 50 sont autorisés à entrer dans l'enclave depuis l'Egypte.
La réouverture est considérée comme un indicateur de la stabilité du cessez-le-feu. Les médiateurs espèrent que cet accès renouvelé facilitera une aide humanitaire plus large et offrira un répit à une population épuisée par plus de 18 mois d'isolement quasi total.








