Trump évoque une date butoir donnée en privé à l'Iran pour conclure un accord
Le président américain Donald Trump a laissé entendre vendredi que la Maison Blanche avait communiqué en privé à l'Iran une date butoir pour parvenir à un accord, tout en refusant de divulguer publiquement cette date.
Interrogé par des journalistes à la Maison Blanche pour savoir si une date limite avait été fixée à l'Iran, il a répondu : "Eux seuls le savent".
Interrogé sur l'existence d'un calendrier prévu par le Pentagone pour réduire la présence militaire américaine au Moyen-Orient, M. Trump a répondu : "Nous verrons comment les choses évoluent. Ils doivent bien se poster quelque part, alors autant qu'ils se postent près de l'Iran".
Ces déclarations surviennent alors que Washington accentue sa pression militaire sur ce pays du Moyen-Orient, où des troubles ont éclaté entre fin décembre et début janvier.
M. Trump a déclaré mercredi qu'une "armada massive", conduite par le porte-avions Abraham Lincoln, se dirigeait vers l'Iran. Et d'avertir que "le temps presse" pour que Téhéran conclue un accord avec Washington.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a assuré vendredi que son pays avait toujours recherché le dialogue et la coopération pour résoudre les différends et ne cherchait pas la guerre. Il a aussi critiqué les pays occidentaux, affirmant que leurs actions démontraient un manque d'engagement concret envers la diplomatie et le droit international, malgré leurs déclarations.
L'approche de l'Iran, a-t-il poursuivi, repose sur une "diplomatie fondée sur la dignité", un engagement dans le cadre du droit international, le respect mutuel et l'absence de menaces ou de coercition. "Toute agression contre le pays et son peuple sera immédiatement et fermement réprimée", a averti M. Pezeshkian.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué vendredi à Istanbul que son pays était ouvert à des négociations avec les Etats-Unis, mais pas sous la menace.
Les Etats-Unis ont déclaré qu'un accord avec l'Iran devait inclure l'interdiction de l'enrichissement d'uranium, le retrait de l'uranium déjà enrichi, un plafonnement des missiles à longue portée et un recul du soutien aux mandataires régionaux, des conditions que Téhéran a rejetées.








