L'UA appelle à la "retenue maximale" sur fond de tensions croissantes au Tigré en Ethiopie
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, a appelé vendredi à la plus grande retenue dans la région éthiopienne du Tigré.
L'UA a indiqué dans un communiqué que M. Youssouf suivait de près la situation dans certaines parties de la région du Tigré, située dans l'extrême nord de ce pays d'Afrique de l'Est, et qu'il était "profondément préoccupé par les développements récents".
Il "a une fois de plus souligné l'importance cruciale et continue de préserver les gains durement gagnés dans le cadre de l'accord de cessation permanente des hostilités conclu sous la médiation de l'UA entre le gouvernement fédéral éthiopien et le Front populaire de libération du Tigré (TPLF)".
M. Youssouf a appelé toutes les parties à faire preuve de "la plus grande retenue, à éviter toute action susceptible de saper la confiance et à résoudre toutes les questions en suspens par un dialogue constructif" et à respecter pleinement les obligations et l'esprit de l'accord de paix, indique le communiqué.
Il a réaffirmé "l'engagement inébranlable" du groupe de 55 membres "à la mise en œuvre complète et efficace" de l'accord de paix et a réaffirmé que l'UA continuerait de soutenir toutes les parties tout au long du processus de consolidation de la paix et de réconciliation.
Le communiqué ajoute que l'UA reste prête à intensifier ses efforts pour promouvoir le dialogue, la coopération et le renforcement de la confiance entre les parties concernées afin de soutenir la paix et la stabilité durables dans la région du Tigré.
Cette dernière a été au centre d'un conflit de deux ans entre les forces alliées du gouvernement fédéral et les forces du TPLF, qui a plongé des millions de personnes dans un besoin urgent d'aide humanitaire. Les deux parties ont signé un accord de paix en novembre 2022, mettant fin à ce conflit meurtrier.
Les informations faisant état d'affrontements dans certaines parties de la région du Tigré ces derniers jours font craindre une possible reprise d'un conflit plus large.








