L'ancien PM irakien Maliki rejette l'ingérence "flagrante" de Trump dans les affaires internes du pays
L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a rejeté mercredi "l'ingérence flagrante des Etats-Unis" dans les affaires intérieures de l'Irak, la qualifiant de "violation de la souveraineté irakienne", après que le président américain Donald Trump a menacé que l'Amérique "n'aiderait plus l'Irak" si M. Maliki revenait au pouvoir.
"Nous la considérons comme une violation de la souveraineté irakienne, une atteinte au système démocratique établi en Irak après 2003, et une ingérence dans la décision du Cadre de coordination de choisir son candidat au poste de Premier ministre", a écrit M. Maliki sur son compte X.
Le Cadre de coordination, une alliance regroupant les partis chiites et le plus grand bloc parlementaire, a annoncé samedi la nomination officielle de M. Maliki pour un troisième mandat à la tête du prochain gouvernement du pays.
En raison des politiques et de l'idéologie de M. Maliki, "s'il est élu, les Etats-Unis d'Amérique n'aideront plus l'Irak", a écrit mardi M. Trump sur son réseau Truth Social.
S'exprimant sur X, M. Maliki a souligné que le dialogue entre les nations était la seule option politique viable et que le recours aux diktats et aux menaces était "inacceptable".
"Par respect pour la volonté nationale et la décision du Cadre de coordination, garantie par la Constitution irakienne, je continuerai à travailler jusqu'à ce que nous arrivions à une conclusion qui sert les meilleurs intérêts du peuple irakien", a-t-il écrit.
Né en 1950, M. Maliki est le chef de la Coalition de l'Etat de droit et a précédemment occupé deux mandats en tant que Premier ministre de l'Irak, de 2006 à 2014.
Dans le cadre du système de partage du pouvoir ethno-sectaire post-2003 en Irak, la présidence est réservée à un Kurde, le poste de président du Parlement à un musulman sunnite et la fonction du Premier ministre à un musulman chiite.








