Le président du Parlement libanais critique Israël pour avoir sapé le comité de cessez-le-feu
Le président du Parlement libanais Nabih Berri a critiqué lundi Israël pour avoir cherché à démanteler le comité de cessez-le-feu chargé de surveiller la cessation des hostilités entre les deux pays, avertissant que de telles actions visent à perpétuer l'agression.
"Notre position est connue de tous (...) Nous restons engagés en faveur du comité de cessez-le-feu, à la fois sur la forme et sur le fond", a indiqué M. Berri au journal local Al-Joumhouria.
Selon le responsable, ce comité sert les intérêts du Liban en supervisant l'application du cessez-le-feu, en surveillant les violations et en empêchant les attaques. Cependant, il a souligné qu'Israël avait dès le début cherché à nuire au comité et à le démanteler.
Par ailleurs, les frappes aériennes israéliennes se sont intensifiées dans plusieurs régions du sud du Liban, d'après l'Agence nationale de l'information (ANI) du Liban. Aux environs de 3h du matin, des avions de combat israéliens ont lancé des frappes ciblant les hauteurs d'Aqmata-Louaizé, dans la région d'Iqlim el-Touffah.
Plus tard dans la matinée, les forces israéliennes ont ouvert le feu avec des rafales de tirs de mitrailleuses depuis leur position à el-Bayyad, prenant pour cible la périphérie du village de Blida.
Dimanche soir, des avions de combat israéliens ont mené 14 frappes en trois vagues, dont dix ont visé les hauteurs de Meidoun et el-Jabbour, deux ont touché la zone de Wadi Barghaz et deux ont atteint les hauteurs de Rihan et Louaizé, a rapporté l'ANI.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a fait savoir qu'il avait déposé une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette plainte recense plus de 2.000 violations israéliennes du territoire libanais au cours des derniers mois.
Le ministère a appelé le Conseil de sécurité à faire pression sur Israël pour qu'il mette pleinement en œuvre la Résolution 1701, se retire des cinq dernières positions qu'il occupe dans le sud du Liban, cesse ses attaques, relâche les prisonniers libanais et arrête de viser les soldats de la paix onusiens.
Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël. Malgré cet accord, les forces israéliennes continuent de lancer des frappes par intermittence au Liban, évoquant des raisons de sécurité, et maintiennent des positions à cinq endroits stratégiques le long de la frontière libanaise.








