Japon : Takaichi promet de démissionner si la coalition au pouvoir perd les législatives anticipées
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré lundi qu'elle démissionnerait immédiatement si la coalition au pouvoir ne parvenait pas à obtenir la majorité lors des prochaines élections à la Chambre des représentants.
S'exprimant lors d'un débat entre les chefs de parti organisé lundi, Mme Takaichi, également présidente du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, a indiqué qu'une défaite électorale l'empêcherait de continuer à exercer ses fonctions de Première ministre et de mener à bien son programme politique.
Pressée de préciser ce qu'elle entendait par "défaite", Mme Takaichi a affirmé qu'elle démissionnerait immédiatement si l'alliance au pouvoir formée par le PLD et le Parti de l'innovation du Japon ne remportait pas plus de la moitié des sièges à la Chambre basse.
Le débat a réuni les dirigeants de plusieurs partis au pouvoir et d'opposition, notamment Fumitake Fujita, co-représentant du Parti de l'innovation du Japon, Yoshihiko Noda, co-dirigeant de l'Alliance centriste pour la réforme (opposition), et Yuichiro Tamaki, chef du Parti démocrate du peuple.
La chambre basse du Parlement a été dissoute vendredi dernier au début de sa session ordinaire, et des élections législatives sont prévues pour le 8 février. La campagne officielle débutera mardi, ce qui ne laissera que 16 jours pour faire campagne, soit la compagne la plus courte de l'histoire du Japon d'après-guerre.








