La Maison Blanche envisage un retrait total des troupes américaines présentes en Syrie (WSJ)
La Maison Blanche envisage un retrait total des troupes américaines présentes en Syrie alors que le dirigeant syrien Ahmed al-Charaa s'apprête à prendre le contrôle du nord-est du pays, une région précédemment tenue par une milice kurde soutenue par les Etats-Unis, selon un article publié jeudi dans le quotidien américain The Wall Street Journal (WSJ).
Environ 1.000 soldats sont actuellement déployés en Syrie, la plupart stationnés dans des installations du nord-est aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, partenaires de longue date du Pentagone dans la lutte contre l'Etat islamique (EI) dans la région, selon l'article, qui cite des responsables américains.
Une offensive rapide du gouvernement syrien au cours du week-end a entraîné l'effondrement du contrôle des FDS dans certaines parties du nord-est, Damas faisant pression sur le groupe pour qu'il se dissolve, selon l'article. Les FDS étaient chargées de surveiller environ 9.000 détenus de l'EI incarcérés dans des centres de détention de la région.
Le commandement central des Etats-Unis a indiqué mercredi que le Pentagone avait commencé à transférer jusqu'à 7.000 détenus ayant appartenu à l'EI du nord-est de la Syrie vers des "centres de détention sécurisés" en Irak.
Les forces américaines avaient été déployées pour la première fois en Syrie en 2014 sous la présidence de Barack Obama pour combattre l'EI dans le contexte de la guerre civile qui ravageait le pays, et ont depuis collaboré étroitement avec les FDS. Au cours du premier mandat du président Donald Trump, les effectifs américains en Syrie d'environ 2.000 soldats ont été progressivement réduits.
Bien que l'EI ait perdu la plupart de ses territoires en Syrie et en Irak, on estime qu'entre 1.500 et 3.000 combattants de l'EI étaient toujours actifs dans ces deux pays à la mi-2025, selon Adrian Shtuni, chercheur associé au Centre international de lutte contre le terrorisme, avertissant que le groupe extrémiste continue de représenter une menace régionale et mondiale.








