Le PM britannique ne cédera pas sur le Groenland malgré les menaces tarifaires américaines
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré mercredi qu'il ne céderait pas sur la question du Groenland en dépit des menaces du président américain Donald Trump d'imposer des droits de douane à son pays, et a souligné que les pressions économiques exercées sur les alliés étaient "totalement injustifiées".
S'exprimant lors des Questions au Premier ministre, M. Starmer a affirmé que le Royaume-Uni ne renoncerait pas à ses principes sous la menace. "Je ne céderai pas, le Royaume-Uni ne cédera pas sur ses valeurs et ses principes concernant l'avenir du Groenland", a-t-il déclaré aux députés, ajoutant que le gouvernement continuera à dialoguer "de manière constructive", mais qu'il a clairement exprimé sa position.
"Il a prononcé ces mots hier dans le but explicite de faire pression sur moi et sur le Royaume-Uni en ce qui concerne mes valeurs et mes principes sur l'avenir du Groenland", a indiqué M. Starmer. "Il veut que je cède sur ma position, et je ne le ferai pas", a-t-il souligné.
M. Starmer a réaffirmé que toute décision concernant l'avenir du Groenland "appartient uniquement au peuple groenlandais et au royaume du Danemark", soulignant la position du Royaume-Uni dans un contexte de tensions croissantes avec Washington.
Il a également accusé M. Trump de chercher à faire pression en critiquant l'accord britannique visant à céder les îles Chagos, affirmant que le langage utilisé marque un changement par rapport aux remarques précédentes de M. Trump, plus favorables, lors de leur rencontre à la Maison Blanche.
Mardi, M. Trump a accusé le Royaume-Uni de "grande stupidité" pour sa décision de renoncer à la souveraineté sur ces îles.








