Le président du Conseil européen réaffirme son opposition à toute forme de coercition
L'Union européenne (UE) se défendra contre toute forme de coercition, a affirmé mercredi le président du Conseil européen Antonio Costa.
"Nous sommes prêts à nous défendre nous-mêmes, nos Etats membres, nos citoyens et nos entreprises, contre toute forme de coercition. L'UE a le pouvoir et les outils pour le faire", a-t-il souligné dans un discours prononcé au Parlement européen.
"Nous ne pouvons pas accepter que la loi du plus fort prévale sur les droits des plus faibles", a poursuivi M. Costa, ajoutant que "les règles internationales ne sont pas facultatives, et les alliances ne peuvent pas se réduire à une suite de transactions".
Le président du Conseil européen a tenu ces propos après que le président américain Donald Trump a déclaré samedi sur les réseaux sociaux que les Etats-Unis imposeront des droits de douane supplémentaires de 10% à compter du 1er février sur les produits en provenance de huit pays européens qui s'opposent à son ambition d'acquérir le Groenland, un territoire autonome danois.
M. Trump a averti que ces droits de douane monteront à 25% le 1er juin et resteront en vigueur jusqu'à la conclusion d'un accord pour "l'achat complet et total" du Groenland.
Une nouvelle hausse des droits de douane sapera les relations transatlantiques et est incompatible avec l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, a noté M. Costa.








