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Davos appelle au dialogue sur fond de risques mondiaux croissants et de ralentissement de la croissance (PAPIER D'ANGLE)

Par : 张平平 |  Mots clés : Davos,FEM
French.china.org.cn | Mis à jour le 21-01-2026
Agence de presse Xinhua | 21. 01. 2026

La réunion annuelle 2026 du Forum économique mondial (FEM) s'est ouverte lundi à Davos, en Suisse, rassemblant près de 3.000 représentants provenant de plus de 130 pays et régions pour discuter des grands enjeux déterminants sur fond de risques mondiaux croissants et de ralentissement de la croissance.

Dans un contexte de complexité géopolitique croissante, d'accentuation de la fragmentation et de transformation technologique rapide, le forum appelle la communauté internationale à combler les différences par le dialogue, regarder vers l'avenir et travailler ensemble pour relever les grands défis mondiaux.


RISQUES MONDIAUX CROISSANTS


Le monde est actuellement confronté à une convergence de risques qui exerce une pression sans précédent sur la stabilité et le développement mondiaux.

Le rapport du FEM sur les risques mondiaux 2026, l'une de ses publications phares publiée avant la réunion annuelle, indique que les risques géopolitiques et économiques augmentent dans une nouvelle ère de concurrence.

Le rapport classe la confrontation géoéconomique comme le risque numéro un pour 2026, suivi par les conflits interétatiques, les conditions météorologiques extrêmes, la polarisation sociétale ainsi que la mésinformation et la désinformation. Les risques économiques, relève-t-il, ont enregistré la plus forte augmentation dans les perspectives à deux ans.

Saadia Zahidi, directrice générale du FEM, a estimé que l'ère de concurrence "aggrave les risques mondiaux" allant de la confrontation géoéconomique aux technologies incontrôlées en passant par l'augmentation de la dette, et modifie la capacité collective du monde à y faire face.

Selon les dernières Perspectives des économistes en chef du FEM, 53% des économistes en chef estiment que les conditions économiques mondiales s'affaiblissent au cours de l'année à venir, invoquant notamment des préoccupations liées à de possibles baisses de valorisation des actifs, à l'accumulation de la dette, aux réalignements géoéconomiques, ainsi qu'à d'autres facteurs.

Cela a été repris par les Nations Unies dans leur dernier rapport "Situation et perspectives de l'économie mondiale 2026", qui prévoit une croissance économique mondiale de 2,7% en 2026, légèrement inférieure aux 2,8% estimés pour 2025, citant la faiblesse des investissements et la contrainte budgétaire comme principaux freins à l'activité économique.

Le rapport avertit que la hausse des droits de douane, combinée à l'incertitude macroéconomique croissante, aura un impact plus marqué l'année prochaine, la croissance du commerce mondial étant attendue à 2,2% en 2026, contre 3,8% en 2025.

Dans une récente interview avec Xinhua, le président du FEM, Borge Brende, a noté : "Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les escalades majeures de guerres, qui pourraient tuer la croissance mondiale". Il a estimé que si le monde parvenait à éviter de telles escalades, la croissance économique mondiale pourrait atteindre plus de 3% en 2026.

L'un des thèmes majeurs de la réunion annuelle sera le changement de paradigme technologique, qui va de l'intelligence artificielle (IA) et de l'informatique quantique à la biotechnologie et aux systèmes énergétiques de nouvelle génération. Ces nouvelles technologies redéfinissent la façon dont les gens vivent et travaillent, tout en créant de nouveaux moteurs de croissance, selon le FEM.

Dans le même temps, le FEM avertit que le développement exponentiel de l'IA, tout en stimulant la productivité, introduit également de nouveaux risques, notamment la fracture sociale résultant de la hausse du chômage, l'érosion de la confiance des consommateurs, entre autres.


DIALOGUE EN TANT QUE NECESSITE URGENTE


Peu avant l'ouverture de la réunion, le FEM a publié son rapport "Baromètre de la coopération mondiale", notant que malgré les forts vents contraires auxquels est confronté le multilatéralisme, la coopération mondiale avait fait preuve de résilience.

Cependant, il reconnaît également que les niveaux actuels de coopération restent insuffisants pour relever les défis économiques, sécuritaires et environnementaux critiques.

Le rapport souligne que dans un environnement géopolitique de plus en plus complexe et incertain, un dialogue ouvert et constructif est essentiel pour identifier les voies de collaboration qui favorisent les intérêts communs.

Le thème de la réunion annuelle de cette année, "Un esprit de dialogue", reflète cette urgence. Les principaux sujets abordés comprennent la manière de coopérer dans un monde de plus en plus contesté, de débloquer de nouvelles sources de croissance et de déployer l'innovation à grande échelle et de manière responsable.

"Le dialogue n'est pas un luxe; c'est une nécessité", a souligné M. Brende.

Selon lui, il est crucial d'assurer le dialogue, car celui-ci marque le début d'un processus pouvant conduire par la suite à des résultats capables de faire avancer le monde.

Il faut davantage de dialogue pour changer la polarisation croissante d'aujourd'hui et le manque de résultats gagnant-gagnant, a ajouté M. Brende.

Larry Fink, coprésident intérimaire du FEM, a noté que le forum a réuni un nombre record de dirigeants de gouvernements, d'entreprises et d'organisations non gouvernementales à un moment où le dialogue importe plus que jamais.

"Comprendre les différentes perspectives est essentiel pour stimuler le progrès économique et garantir que la prospérité soit plus largement partagée", a-t-il ajouté.


LA CHINE RESTE UN CONTRIBUTEUR CLE A LA CROISSANCE MONDIALE


En tant que deuxième économie du monde, le rôle de la Chine dans la gouvernance économique mondiale, le développement vert et l'innovation numérique a continué d'attirer l'attention. De nombreux experts estiment que, dans un contexte de turbulence mondiale persistante, l'économie chinoise a fait preuve d'une forte résilience et reste un contributeur majeur à la croissance mondiale.

Selon M. Brende, la Chine connaît une croissance accrue dans les technologies de pointe et redouble d'efforts en matière d'investissement dans la recherche et développement ainsi que dans l'innovation.

"Les technologies peuvent représenter d'énormes opportunités de gains de productivité et de croissance dans les années à venir. Et la Chine y contribue de manière majeure", a soutenu M. Brende.

Philippe Monnier, ancien directeur exécutif de la région élargie Genève-Berne, l'agence de promotion des investissements pour la Suisse occidentale, a indiqué que la Chine est depuis longtemps l'un des principaux moteurs de la croissance économique mondiale.

"Son vaste marché, ses investissements à l'étranger et sa participation au commerce international continuent de soutenir non seulement les économies en développement, mais aussi les économies avancées", a fait remarquer M. Monnier.

Li Nan, directrice de la Division des investissements et des entreprises à l'ONU Commerce et Développement (CNUCED), a récemment noté que les pratiques des entreprises chinoises dans les domaines de l'énergie propre, des infrastructures et de l'économie numérique sont en train de devenir un nouveau modèle d'investissement durable.

Ces efforts, a-t-elle poursuivi, s'inscrivent pleinement dans la vision de la CNUCED de promouvoir l'investissement au service du développement durable. Ils ont également insufflé un nouvel élan et une nouvelle confiance dans la reprise économique mondiale post-pandémique ainsi que dans la stabilité à long terme, a ajouté Mme Li.

De nombreux experts, dont M. Brende, ont salué les contributions de la Chine à la promotion d'une coopération gagnant-gagnant.

"La Chine souligne toujours l'importance du multilatéralisme", a affirmé M. Brende.

Un système multilatéral tel que les Nations Unies est nécessaire dans le monde pour relever les principaux défis mondiaux, a-t-il ajouté.

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Source: Agence de presse Xinhua
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