L'UE envisage des sanctions "sévères" contre l'Iran après une répression des manifestants dans le pays (porte-parole de l'UE)
L'Union européenne (UE) envisage de proposer des sanctions supplémentaires contre l'Iran à la suite d'une violente répression des manifestations dans le pays, a déclaré lundi un porte-parole de l'UE.
"Nous sommes consternés par les informations sur les victimes (...) Nous sommes prêts à proposer de nouvelles sanctions plus sévères à la suite de la violente répression des manifestants", a indiqué en conférence de presse le porte-parole de l'UE pour les affaires étrangères, Anouar El Anouni.
Il a souligné que l'UE disposait déjà d'un "cadre spécialement conçu" ciblant les coupables de graves violations des droits de l'homme et d'autres abus en Iran, auquel un certain nombre d'entités et d'individus ont été ajoutés au fil des ans.
Selon M. Anouni, l'UE a inscrit le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur sa liste du régime de sanctions contre les armes de destruction massive de l'Iran, ce qui signifie qu'il est soumis à un gel de ses actifs au sein de l'UE et qu'il est interdit de mettre à sa disposition des fonds et des ressources économiques. Les entités et individus en lien avec le CGRI sont également inscrits sur cette liste.
Le porte-parole a ajouté qu'une réunion extraordinaire sur l'Iran aurait lieu à l'occasion de la prochaine réunion du Conseil des affaires étrangères, prévue pour le 29 janvier. Le nouveau train de sanctions nécessitera une validation unanime par les Etats membres du Conseil de l'UE.








