La Syrie accuse les FDS d'avoir violé l'accord de retrait et lance une opération de nettoyage à Alep
Le gouvernement intérimaire syrien a accusé vendredi les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes d'avoir violé les accords de retrait à Alep et a annoncé une opération militaire dans le quartier de Cheikh Maqsoud.
Les forces pro-Damas ont accusé des combattants liés aux FDS d'avoir pris pour cible des autocars d'évacuation à trois reprises, bombardé des positions de l'armée et attaqué des soldats, faisant trois morts et plus d'une douzaine de blessés parmi les militaires, malgré un récent accord autorisant les combattants des FDS à quitter ce quartier avec leurs armes personnelles afin d'apaiser les tensions.
"La politique d'obstruction adoptée par les FDS, accompagnée de bombardements systématiques et de frappes visant les sites civils avant les sites militaires à Alep, a réduit les chances de poursuivre tout nouvel accord avec cette organisation", ont déclaré les forces pro-Damas.
Elles ont également allégué la présence de combattants affiliés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans Cheikh Maqsoud, les accusant d'avoir rejoint les FDS pour tuer plus de dix jeunes Kurdes qui refusaient de se battre et d'avoir brûlé leurs corps afin d'intimider les habitants. Le PKK est désigné comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Les forces pro-Damas ont déclaré que l'opération qu'elles venaient de lancer dans ce quartier majoritairement kurde vise à éliminer ce qu'elles ont qualifié d'"éléments criminels". Elles ont ajouté que son contrôle sera transféré aux forces de sécurité intérieure et aux institutions de l'Etat après l'opération.
Plus tôt dans la journée, ces mêmes forces ont achevé leur déploiement dans le quartier voisin d'Achrafieh, également à majorité kurde, après le retrait des FDS.
Ces derniers développements font suite à plusieurs jours d'affrontements intenses, de bombardements et de frappes de drones dans les quartiers alépins de Cheikh Maqsoud et d'Achrafieh, qui ont provoqué le déplacement de nombreux civils et une forte escalade des tensions entre le gouvernement intérimaire syrien et les FDS, malgré les pourparlers politiques en cours sur l'intégration militaire.








