La remise des camps militaires du sud marque un tournant (dirigeant yéménite)
Rashad al-Alimi, chef du Conseil présidentiel de direction (PLC) du Yémen, a déclaré jeudi que la remise réussie des camps militaires dans le sud du Yémen constituait un "tournant significatif" dans les efforts visant à restaurer l'autorité des institutions étatiques et à empêcher la militarisation de la vie politique.
Selon l'agence de presse yéménite Saba, M. Alimi a tenu ces propos lors d'une rencontre à Riyad avec l'envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen, Hans Grundberg, qui l'a informé des récents développements et des efforts internationaux coordonnés visant à relancer le processus de paix.
La rencontre a également abordé les tensions dans l'est du Yémen suite à ce que M. Alimi a décrit comme des "actions unilatérales" du Conseil de transition du Sud (CTS).
M. Alimi a indiqué que la remise des camps d'Hadramout et d'Al-Mahra s'était déroulée "avec succès et pacifiquement", en coordination avec les autorités locales et avec le plein soutien de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.
Il a ajouté que le processus avançait sans heurts vers la ville portuaire méridionale d'Aden conformément à un plan coordonné.
Il a en outre souligné que l'extension de l'autorité de l'Etat dans les zones libérées contribuerait à faciliter l'accès humanitaire, à alléger les restrictions sur les opérations de secours et à améliorer la fourniture de biens et services essentiels.
Dans une déclaration, M. Grundberg a affirmé que ses réunions avec M. Alimi et de hauts responsables yéménites s'étaient concentrées sur les récents développements et leurs implications plus larges. Il a souligné que l'appel de M. Alimi au dialogue, qui serait organisé par l'Arabie saoudite, offrait "une opportunité appropriée de réduire les tensions, de traiter les griefs de longue date par des moyens politiques et de faire progresser les discussions vers la stabilisation".
La semaine dernière, des frappes aériennes et des opérations terrestres de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite ont forcé les forces du CTS à se retirer des provinces riches en pétrole de l'Hadramout et d'Al-Mahra, qu'elles avaient saisies en décembre aux forces gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite.
Créé en 2017 et présumé soutenu par les Emirats arabes unis, le CTS revendique l'autodétermination et à terme l'indépendance du sud du Yémen. Bien qu'ayant rejoint la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et s'étant intégré au PLC dirigeant du Yémen en 2022, le groupe continue de pousser à la souveraineté du sud, alimentant des différends récurrents sur le partage du pouvoir et le contrôle des ressources.








