L'action militaire américaine contre le Venezuela constitue un manque de respect envers le droit international (ONU)
Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a exprimé lundi sa profonde inquiétude face au manque de respect du droit international dans l'action militaire américaine de samedi contre le Venezuela.
"Je reste profondément préoccupé par le fait que les règles du droit international n'ont pas été respectées en ce qui concerne l'action militaire du 3 janvier", a-t-il déclaré dans une communiqué au Conseil de sécurité lu en son nom par Rosemary DiCarlo, la secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, rappelant que la Charte des Nations unies consacre l'interdiction de la menace ou du recours à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat quel qu'il soit.
Selon M. Guterres, "Le maintien de la paix et de la sécurité internationales dépend de l'engagement continu de tous les Etats membres (de l'ONU) à adhérer à toutes les dispositions de la charte".
Le chef de l'ONU a également exprimé sa profonde inquiétude quant à la possible intensification de l'instabilité au Venezuela, à l'impact potentiel sur la région et au précédent que l'action militaire américaine contre ce pays pourrait créer sur la manière dont les relations entre les Etats sont menées.
Dans le même temps, il a exhorté tous les acteurs vénézuéliens à s'engager dans un dialogue démocratique et inclusif dans lequel tous les secteurs de la société peuvent déterminer leur avenir, et demandé aux voisins du Venezuela, et plus largement la communauté internationale, à agir dans un esprit de solidarité et dans le respect des principes, lois et règles édictés pour favoriser une coexistence pacifique.
Selon le chef de l'ONU, "Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui, il est important de s'en tenir aux principes : le respect de la Charte des Nations unies et de tous les autres cadres juridiques applicables pour sauvegarder la paix et la sécurité, le respect des principes de souveraineté, d'indépendance politique et d'intégrité territoriale des Etats et l'interdiction de la menace ou du recours à la force".
La force du droit doit prévaloir, a souligné M. Guterres, ajoutant que le droit international contient des outils permettant de résoudre des problèmes tels que le trafic illicite de stupéfiants, les différends concernant les ressources et les préoccupations en matière de droits de l'homme. "C'est la voie que nous devons suivre", a-t-il conclu.








