Plusieurs personnalités politiques vénézuéliennes condamnent l'agression américaine
Plusieurs personnalités politiques vénézuéliennes ont fermement condamné samedi l'agression américaine et exhorté le public à rester calme et vigilant.
S'exprimant sur une chaîne de télévision publique, Delcy Rodriguez, la vice-présidente vénézuélienne, a déclaré que l'on ne sait pas où se trouvent le président Nicolas Maduro et son épouse, et demandé la preuve qu'ils sont en vie.
Elle a ajouté que l'agression militaire américaine a causé la mort de nombreux militaires et civils vénézuéliens dans la capitale Caracas, ainsi que dans les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira.
Aucun gouvernement ou force extérieurs, a-t-elle poursuivi, ne devrait tenter de donner des ordres au Venezuela, ni essayer de dominer le peuple vénézuélien, ajoutant que l'intervention américaine viole la souveraineté de la nation sud-américaine, porte atteinte à la paix et à la tranquillité et coûte la vie à des Vénézuéliens innocents.
"Ils ont lancé une attaque sournoise et ignoble contre des gens endormis. Ils ont lâchement attaqué les gens", a de son côté déclaré Diosdado Cabello, le ministre vénézuélien de l'Intérieur, condamnant l'attaque américaine sur Caracas.
Il a exhorté le public à rester calme, appelant à ne laisser personne "plonger dans le désespoir" ou à "se laisser aller à faciliter les choses pour l'ennemi envahisseur, l'ennemi terroriste qui nous a lâchement attaqués".
De son côté, Tarek William Saab, procureur général du Venezuela, a déclaré que le gouvernement américain devra rendre des comptes pour ce qui pourrait arriver à Nicolas Maduro et à son épouse.
"Je condamne fermement l'attaque ignoble et lâche menée par l'ennemi impérialiste aux petites heures du matin contre des cibles civiles et innocentes de notre patrie", a-t-il dit.
Ce fait, a-t-il ajouté, montre que ce contre quoi le président vénézuélien avait mis en garde s'est transformé en actes de sang.
Il a également demandé au public de rester calme et vigilant, sans tomber dans la "guerre psychologique de l'ennemi".








