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RDC : la MONUSCO alarmée par une frappe de drone à Masisi, sur fond d'intensification des combats

Par : 王栋 |  Mots clés : RDC
French.china.org.cn | Mis à jour le 03-01-2026
Agence de presse Xinhua | 03. 01. 2026

La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) s'est dite samedi profondément préoccupée par des informations faisant état d'une frappe de drone à Masisi-centre, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans un message publié sur X, la MONUSCO a fermement condamné toute attaque, y compris par drones, visant ou affectant des civils ainsi que des infrastructures civiles à Masisi-centre, dans la province du Nord-Kivu, théâtre d'affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).

La mission de maintien de la paix de l'ONU a appelé l'ensemble des parties, sans en préciser l'identité, à respecter strictement le cessez-le-feu et le droit international humanitaire, et à privilégier la mise en œuvre des accords de paix en vigueur en RDC. Elle a également plaidé en faveur d'une vérification indépendante des faits et de l'établissement des responsabilités.

Le gouvernement congolais et la rébellion du M23 se sont mutuellement accusés d'avoir violé les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu, sous la médiation de plusieurs initiatives diplomatiques.

Selon un communiqué publié vendredi soir par l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF), 42 personnes, dont de nombreux enfants et femmes, blessées par des éclats d'obus et souffrant d'autres traumatismes, ont été admises à l'hôpital général de référence de Masisi à la suite d'une frappe aérienne ayant touché une zone résidentielle. Deux personnes ont succombé à leurs blessures dès leur arrivée à l'hôpital.

Masisi figure parmi les zones les plus affectées par le conflit armé dans l'est de la RDC. Cette attaque intervient dans un contexte d'intensification, la semaine dernière, des affrontements entre le M23, l'armée congolaise et leurs alliés, lesquels continuent de faire des morts, des blessés et des milliers de déplacés.

Dans la province du Sud-Kivu, des combats ont également éclaté samedi matin entre le M23 et les milices pro-gouvernementales dites Wazalendo aux environs d'Uvira, une ville stratégique qui avait été brièvement occupée par le M23 en décembre dernier, ont rapporté les médias locaux. Le groupe armé avait par la suite annoncé un retrait, affirmant que cette décision répondait à une demande de médiation des Etats-Unis, une version que Kinshasa qualifie de "diversion". La situation sécuritaire dans la région d'Uvira demeure confuse.

Depuis plusieurs décennies, l'est de la RDC est en proie à des violences récurrentes, un climat encore aggravé par la résurgence du M23 depuis fin 2021. Kinshasa accuse Kigali de soutenir ce groupe rebelle, une allégation rejetée par les autorités rwandaises.

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Source: Agence de presse Xinhua
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