RDC : plus de 1.500 civils tués par les conflits armés dans la province du Sud-Kivu en décembre (officiel)
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mercredi qu'une intensification des combats dans l'est du pays, notamment dans la province du Sud-Kivu, avait fait plus de 1.500 morts parmi les civils depuis le début du mois de décembre.
Selon un communiqué officiel, les violences se sont principalement concentrées le long de l'axe Kamanyola-Uvira du Sud-Kivu, où des opérations armées ont provoqué d'importants déplacements de populations. Les autorités indiquent que plus de 500.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs localités en raison des affrontements et de l'insécurité persistante.
Le gouvernement souligne que la ligne de front s'est progressivement déplacée vers le sud, touchant plusieurs zones du Sud-Kivu, notamment Uvira, Fizi et Mwenga. Cette évolution est décrite comme le résultat d'actions militaires menées par des éléments armés opérant dans la région, en violation des engagements existants et des principes du droit international humanitaire.
Le gouvernement réaffirme enfin sa détermination à rétablir l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national et à poursuivre, par les voies diplomatiques et judiciaires, toutes les démarches nécessaires pour que les responsables de ces actes répondent de leurs actes.
Depuis plusieurs décennies, l'est de la RDC est en proie à des violences récurrentes, un climat encore aggravé par la résurgence du Mouvement du 23 mars (M23) depuis fin 2021. Kinshasa accuse Kigali de soutenir ce groupe rebelle, une allégation rejetée par les autorités rwandaises.








