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La COP30 transforme une enclave amazonienne en un haut lieu mondial de la lutte contre le changement climatique

Par : 张平平 |  Mots clés : COP30,Brésil
French.china.org.cn | Mis à jour le 16-11-2025
Agence de presse Xinhua | 16. 11. 2025

La ville amazonienne de Belém, au Brésil, est en effervescence depuis l'arrivée de milliers de délégués du monde entier pour la 30e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tient du 10 au 21 novembre.

Dans la capitale de l'Etat du Para, dans le nord du pays, l'atmospère est empreinte d'espoir et d'enthousiasme. Les rues, les hôtels et les sites touristiques sont envahis par un afflux sans précédent de visiteurs.

"Ce week-end, il était impossible de marcher tant il y avait de monde", a déclaré Marina Duarte, qui travaille dans un café situé dans l'un des principaux sites touristiques de la ville, le complexe culturel Estacao das Docas.

Depuis son embarcadère, les visiteurs peuvent admirer la baie de Guajara tout en dégustant des friandises à base de fruits amazoniens et du chocolat fabriqué à partir du célèbre cacao du Para.

"Nous avons servi beaucoup d'étrangers. Certains ont essayé de parler portugais, d'autres ont commandé en anglais. C'est agréable de voir Belém aussi animée", a déclaré Mme Duarte à Xinhua.

"C'est un moment historique : enfin, le monde s'intéresse à l'Amazonie non seulement pour sa beauté, mais aussi pour son importance pour l'avenir de la planète", a déclaré Mme Duarte.

A Porto Futuro, un nouveau lieu de rencontre face au fleuve, les affaires ont également repris. Rafael Pinheiro, gérant d'un kiosque alimentaire, a déclaré que l'arrivée des participants à la COP30 avait généré un "énorme" boom.

"Nous avons vendu environ 40% de plus que pendant un week-end normal", a-t-il déclaré. "Tout le monde veut goûter quelque chose de typique, de la 'tacaca' (une soupe acidulée) à l''açaï' (une baie de palmier)".

Les lieux de loisirs et les musées bénéficient d'avantages similaires. Le Musée de l'Amazonie, ouvert il y a tout juste un mois, a accueilli 50.000 visiteurs.

"C'est impressionnant de voir autant de gens venus d'ailleurs, non seulement du Brésil, mais aussi d'Europe et d'Asie", a déclaré Carla Nascimento, responsable de la communication du musée.

Dans une galerie, Michel Orivel, un visiteur français, a admiré "Amazônia", une exposition de photographies du photographe brésilien Sebastiao Salgado.

"La COP30 m'a donné envie de découvrir la région. Je voulais voir de près ce dont tout le monde parlait lors des conférences", a déclaré M. Orivel.

Partout à Belém, du centre historique aux marchés animés en passant par les quartiers résidentiels, les délégués, les bénévoles et les habitants curieux se côtoient alors que la ville accueille cet événement international.

"C'est une occasion unique de mettre en valeur la richesse culturelle et naturelle de l'Amazonie", a déclaré la guide touristique Ana Claudia Silva.

Selon l'Association brésilienne de l'industrie hôtelière du Pará, le taux d'occupation des hôtels dépasse en moyenne 95%.

"Certains hôtels affichent complet depuis le début de l'année", a déclaré le président de l'association, Tomas Santiago.

A la Vila COP, récemment inaugurée et spécialement construite pour accueillir les délégations officielles, l'atmosphère reflète un mélange unique de diplomatie et d'échanges internationaux.

"Nous sommes hébergés avec des collègues de différentes régions du pays. C'est une excellente structure", a déclaré Debra Dias, secrétaire à l'environnement, à la durabilité et à l'action climatique de l'Etat de Sergipe, dans l'est du Brésil.

Au-delà de l'essor économique, de nombreux habitants sont fiers d'être au centre du débat mondial sur le climat.

Belém devrait rester animée pendant encore une semaine, car la COP30 attire plus de 50.000 participants, des scientifiques aux entrepreneurs, transformant cette enclave amazonienne en un haut lieu mondial de la lutte contre le changement climatique.

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Source: Agence de presse Xinhua
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