Niger : le gouvernement revalorise le salaire minimum de près de 40%
Le gouvernement nigérien a adopté mercredi en conseil des ministres un projet de décret portant revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), qui passe de 30.047 francs CFA à 42.000 FCFA (43 à 74 dollars), soit une hausse significative de près de 40%.
Cette mesure, a-t-il dit, répond directement aux revendications des partenaires sociaux. Elle s'inscrit dans la dynamique de refondation sociale et économique prônée par les autorités de transition.
Le SMIG, qui représente la rémunération minimale légale dans le secteur formel, est un outil essentiel de protection des travailleurs en Afrique de l'Ouest francophone. Cette revalorisation vise non seulement à améliorer le pouvoir d'achat des salariés, mais aussi à soutenir la cohésion sociale dans un contexte économique marqué par l'inflation et la volatilité des prix des produits de première nécessité.
Avec ce nouveau montant, le Niger se rapproche désormais de pays voisins comme le Burkina Faso (45.000 FCFA/79,5 dollars) et le Mali (40.000 FCFA/70,5 dollars), même s'il reste en deçà de niveaux pratiqués en Côte d'Ivoire (75.000 FCFA/132,5 dollars) ou au Sénégal (64.223 FCFA/113 dollars). Cette décision traduit la volonté du gouvernement de promouvoir des conditions de travail décentes et de reconnaître le rôle essentiel des travailleurs dans l'édification économique du pays.
Parallèlement, le conseil des ministres a adopté un décret fixant les salaires minima par catégories professionnelles, harmonisant ainsi les grilles salariales en fonction du nouveau taux horaire du SMIG, et ce conformément aux conventions collectives.








