L'UE adopte un 19e train de sanctions visant la Russie, dont l'interdiction des importations de GNL
Les Etats membres de l'Union européenne (UE) ont approuvé mercredi leur 19e train de sanctions contre la Russie concernant le conflit avec l'Ukraine, qui comprend une interdiction des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, a annoncé la présidence danoise du Conseil de l'UE.
"Nous sommes très heureux d'annoncer que nous venons d'être informés par l'Etat membre restant qu'il est désormais en mesure de lever ses réserves sur le 19e train de sanctions", a-t-elle dit dans un communiqué.
La Slovaquie était en effet le dernier pays à résister après que les pays de l'UE se sont mis d'accord sur le texte la semaine dernière. Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a demandé des garanties à la Commission européenne concernant les prix élevés de l'énergie et la nécessité d'aligner les objectifs climatiques sur les intérêts des constructeurs automobiles et de l'industrie lourde, selon des médias.
L'interdiction des importations de GNL sera mise en œuvre en deux phases, les contrats à court terme prenant fin au bout de six mois et les contrats à long terme prenant fin au 1er janvier 2027. Cette interdiction totale prend effet un an plus tôt que la feuille de route initiale de la Commission visant à réduire la dépendance des Vingt-Sept aux combustibles fossiles russes, ont-ils ajouté.
Les nouvelles mesures imposent également des restrictions supplémentaires aux déplacements des diplomates russes et désignent 117 navires supplémentaires de la "flotte fantôme" de la Russie, principalement des pétroliers, ce qui porte le total à 558, a précisé la présidence danoise.
Ces sanctions font suite à de nouvelles attaques transfrontalières entre la Russie et l'Ukraine ces derniers jours.
Des frappes de missiles russes ont touché plusieurs quartiers de Kiev au cours de la nuit de mardi à mercredi, faisant six victimes et provoquant des coupures d'électricité dans tout le pays, ont indiqué mercredi des responsables ukrainiens.
Parallèlement, le ministère russe de la Défense a déclaré mardi que sa défense aérienne avait intercepté 137 drones ukrainiens. L'armée ukrainienne a dit avoir frappé une usine chimique dans la région russe de Briansk, un site clé pour la production de poudre à canon, d'explosifs et de carburant pour fusées.








