Le directeur général de l'AIEA avertit de "risques croissants" après un bombardement près de la centrale nucléaire de Zaporijjia
De multiples tirs d'artillerie ont été entendus lundi près de la centrale nucléaire de Zaporijjia (ZNPP), qui subit en ce moment sa plus longue coupure d'alimentation électrique extérieure. Cela entraîne des "risques croissants" pour sa sûreté et sa sécurité nucléaires, a indiqué un communiqué de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les bombardements ont eu lieu dans l'après-midi, avec au total une quinzaine de tirs à proximité immédiate ou moyenne du site. La ZNPP a informé l'AIEA que deux tirs étaient tombés à environ 1,25 km du périmètre extérieur, selon le communiqué de l'AIEA.
Aucune victime et aucun dégât n'ont été signalés dans l'immédiat. Le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a cependant déclaré que ces bombardements mettaient plus que jamais en lumière les dangers constants auxquels la ZNPP est confrontée.
"La situation en matière de sûreté et de sécurité nucléaires ne s'améliore manifestement pas. Au contraire, les risques augmentent", a affirmé M. Grossi. La centrale est en effet privée d'électricité depuis près de deux semaines, ce qui l'oblige à recourir à des générateurs diesel de secours pour assurer le refroidissement de ses réacteurs à l'arrêt et de son combustible usé. La situation est extrêmement difficile.
Dans son communiqué, M. Grossi a appelé à une "retenue militaire maximale à proximité des installations nucléaires", et a déclaré qu'il poursuivrait ses échanges avec la Russie et l'Ukraine pour rétablir l'alimentation électrique extérieure de la centrale dans les plus brefs délais.
La ZNPP a été déconnectée de sa dernière ligne de 750 kV le 23 septembre en raison du conflit. Huit générateurs diesel de secours fonctionnent actuellement pour fournir de l'électricité d'appoint au site.








