Les exportations forestières néo-zélandaises menacées par les droits de douane américains
Les secteurs néo-zélandais de la sylviculture et de la transformation du bois vont être très touchés par les droits de douane de 10% imposés par les Etats-Unis sur ce secteur, a averti mercredi la profession.
Selon elle, ces taxes supplémentaires vont éroder la compétitivité, réduire les marges et augmenter les coûts pour les consommateurs américains.
"Ces nouveaux droits de douane perturbent le secteur forestier néo-zélandais à un moment où la confiance est vitale", a estimé Elizabeth Heeg, présidente de l'Association néo-zélandaise des propriétaires forestiers (NZFOA).
Ils créent des défis immédiats pour les producteurs forestiers et les transformateurs de bois, a-t-elle averti, ajoutant que la profession allait chercher activement à se diversifier et à se développer sur de nouveaux marchés.
Ces taxes "ajoutent de l'incertitude et des risques pour les exportateurs qui travaillent dur pour bâtir des chaînes d'approvisionnement durables et à long terme qui profitent aux deux pays", a dit Mme Heeg.
Les droits de douane, annoncés par le président américain Donald Trump à la suite d'une enquête sur l'impact des importations de bois sur la sécurité nationale, entreront en vigueur le 14 octobre. Washington avait envisagé des droits de douane allant jusqu'à 50%, avant de s'arrêter à 10%.
La Nouvelle-Zélande a exporté l'an dernier pour environ 370 millions de dollars néo-zélandais (215 millions de dollars US) de produits en pin de Monterey vers les Etats-Unis, ce qui en fait le troisième marché d'exportation pour les produits forestiers à valeur ajoutée, selon la NZFOA.
Mark Ross, directeur général de l'Association néo-zélandaise des transformateurs et fabricants de bois, a estimé que les coûts supplémentaires pourraient être absorbés par les exportateurs ou répercutés sur les consommateurs américains.








