Le président palestinien condamne les "crimes" d'Israël et appelle à un cessez-le-feu permanent
Le président palestinien Mahmoud Abbas a réitéré dimanche sa condamnation contre des "crimes" commis par Israël et l'attaque du 7 octobre menée par le Hamas dans le sud de l'Etat hébreu, soulignant que l'Etat de Palestine est la seule entité légitime habilitée à assumer le contrôle total de Gaza après la guerre.
Il s'est exprimé par vidéoconférence lors de la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux Etats, coprésidée par la France et l'Arabie saoudite à New York.
Dans son intervention, M. Abbas a appelé à un cessez-le-feu permanent, à la garantie de l'acheminement de l'aide humanitaire par l'intermédiaire de l'ONU et de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à la libération des otages et des prisonniers, au retrait des forces israéliennes de Gaza et au lancement de la réhabilitation et de la reconstruction à Gaza et en Cisjordanie.
M. Abbas a déclaré que le Hamas n'aurait aucun rôle à jouer dans la gouvernance et a appelé le groupe, ainsi que les autres factions, à remettre leurs armes à l'Autorité palestinienne.
Il a exprimé sa gratitude envers les pays qui ont reconnu l'Etat de Palestine et a exhorté d'autres pays à faire de même, tout en appelant à soutenir l'adhésion à part entière de la Palestine à l'ONU.
Afin de garantir une transition démocratique, il s'est engagé à organiser des élections présidentielles et législatives dans l'année suivant la fin de la guerre. Il a également réaffirmé son engagement à rédiger une Constitution provisoire dans les trois mois afin de guider la transition d'une autorité vers un Etat à part entière.
Le président palestinien a exhorté Israël à revenir à la table des négociations "pour mettre fin au bain de sang et parvenir à une paix juste et globale".
La semaine dernière, l'Assemblée générale de l'ONU a voté pour permettre à M. Abbas de s'adresser par vidéo à la réunion annuelle des dirigeants mondiaux à New York, après que les Etats-Unis ont annoncé qu'ils ne lui accorderaient pas de visa pour s'y rendre.








