Les Etats-Unis confirment la présence de la grippe aviaire hautement pathogène dans un troupeau laitier du Nebraska
Le département américain de l'Agriculture (USDA) a confirmé lundi la détection d'un cas d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) dans un troupeau de vaches laitières dans l'Etat du Nebraska.
Dans un communiqué, l'USDA a déclaré que la souche confirmée est H5N1 clade 2.3.4.4b, génotype B3.13. Le cas a été détecté grâce à un traçage et une enquête menés par l'Etat à la suite d'une première constatation issue de l'analyse d'échantillons de lait prélevés, conformément à un arrêté fédéral publié par l'USDA en avril 2024.
Il s'agit du premier cas connu d'IAHP chez des bovins dans le Nebraska. Depuis le début de l'épidémie en mars 2024, des infections chez des bovins laitiers ont été signalées dans 17 Etats, bien que le Service d'inspection sanitaire des animaux et des végétaux de l'USDA ait noté que les cas sont restés confinés à un petit nombre d'Etats cette année.
Le service a indiqué qu'il travaillait en étroite collaboration avec le département de l'Agriculture du Nebraska pour mener des enquêtes supplémentaires dans les exploitations, effectuer des tests et recueillir des informations épidémiologiques supplémentaires afin de mieux comprendre cette détection et d'empêcher la propagation de la maladie. Il a également exhorté toutes les exploitations laitières à renforcer leurs mesures de biosécurité, en particulier à l'approche de la saison automnale de migration des oiseaux.
Selon l'USDA, cette situation ne présente aucun risque pour la santé des consommateurs et n'affecte pas la sécurité de l'approvisionnement commercial en lait.
L'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a confirmé que la pasteurisation était efficace pour rendre inactif le virus H5N1, garantissant ainsi la sécurité des produits laitiers.
Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont affirmé que les virus H5N1 circulant chez les oiseaux et les bovins laitiers américains ne présentaient vraisemblablement qu'un faible risque pour le grand public aux Etats-Unis, mais ont averti que les personnes exposées à des oiseaux ou des mammifères infectés dans le cadre de leur travail ou de leurs loisirs courraient un risque plus élevé et devaient prendre les précautions appropriées.








