Le Premier ministre japonais Ishiba annonce sa démission à la tête du PLD
Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a annoncé dimanche qu'il démissionnerait de son poste de président du Parti libéral-démocrate (PLD), alors que les appels se multiplient pour qu'il assume la responsabilité de la défaite électorale du parti.
Il a également déclaré qu'il ne se présenterait pas comme candidat à la prochaine élection à la présidence du PLD, déclenchée par sa démission.
"J'ai pris la décision douloureuse de démissionner malgré les tâches inachevées", a déclaré M. Ishiba lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre.
Exprimant ses regrets au public, M. Ishiba a déclaré que le PLD devait se renouveler véritablement, mettant en garde contre le "populisme facile" et soulignant la nécessité pour le parti de rester une force tolérante et inclusive.
En matière commerciale, M. Ishiba a dit qu'il considérait depuis longtemps les négociations sur les droits de douane américains comme une responsabilité de son administration.
Avec la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière, M. Ishiba a noté que les négociations avaient franchi une étape importante, ce qui l'avait décidé à céder la place à son successeur.
Dans le Japon d'après-guerre, le président du PLD, force politique dominante depuis sa création en 1955, devient presque toujours le Premier ministre du pays, car le parti détient le plus grand nombre de sièges à la Diète.
Lorsqu'un président du PLD démissionne ou est remplacé, le poste de Premier ministre change généralement de mains.
En juillet, la coalition au pouvoir au Japon a subi un revers politique historique en perdant sa majorité à la Chambre des conseillers, signe d'un profond mécontentement de la population à l'égard du gouvernement.
Cette défaite fait suite à un résultat similaire lors des élections à la Chambre des représentants de 2024, laissant le bloc au pouvoir en minorité dans les deux chambres du Parlement, une première historique depuis la fondation du PLD en 1955.








