Le poste-frontière de Rafah ne doit pas être considéré comme un passage pour déplacer les Palestiniens (MAE égyptien)
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a réaffirmé samedi que le poste-frontière de Rafah, seule voie possible entre l'Egypte et la bande de Gaza, ne pourra pas être utilisé pour déplacer les Palestiniens de leurs terres.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec Philippe Lazzarini, commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA), M. Abdelatty a expliqué que "le poste-frontière de Rafah ne peut être utilisé que pour l'acheminement de l'aide, et non pour les déplacements".
"Il est absurde de dire que le peuple palestinien veut quitter ses terres, il est plutôt contraint de fuir par une politique qui l'affame", a-t-il ajouté.
M. Lazzarini a reconnu que la famine à Gaza est un phénomène anthropique avant d'ajouter : "Il est difficile d'acheminer l'aide aux habitants de Gaza depuis le poste-frontière de Rafah en raison des pratiques obstructives d'Israël".
Le responsable de l'ONU a ajouté que l'Egypte déploie des efforts pour mettre fin à la détérioration des conditions dans la bande de Gaza, déplorant que l'UNWRA ne dispose pas des outils nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires à Gaza.
Concernant l'accord de cessez-le-feu à Gaza, M. Abdelatty a dit que mettre fin à la guerre à Gaza est le seul moyen d'obtenir la libération des otages.
Cette déclaration fait suite à une récente interview du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, dans laquelle il a affirmé que "la moitié de la population souhaite quitter Gaza", tout en insistant sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une "expulsion de masse".
Les propos de M. Nétanyahou ont suscité la condamnation de la région. Samedi, le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammad Momani, a déclaré que la Jordanie n'acceptera jamais le déplacement forcé des Palestiniens.
Sur la plateforme du réseau social X, M. Momani a souligné que le droit international interdit le transfert forcé de populations hors des "territoires occupés", le qualifiant d'une part de crime de guerre et d'autre part de crime contre l'humanité.








