L'Egypte et l'Espagne mettent en garde contre les répercussions des opérations militaires israéliennes en Palestine
L'Egypte et l'Espagne ont mis en garde mardi contre les graves risques liés à l'escalade des opérations militaires israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.
Lors d'un entretien téléphonique, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue espagnol, José Manuel Albares, ont averti que la situation humanitaire dans la bande de Gaza s'était détériorée pour atteindre un "niveau sans précédent", selon un communiqué de la diplomatie égyptienne.
M. Abdelatty a déclaré que les "crimes commis par Israël" avaient dépassé toutes les limites et a appelé l'Union européenne (UE) à prendre des mesures spécifiques et efficaces pour contraindre Israël à respecter le droit et les normes internationaux.
Il a également présenté les détails d'un accord de cessez-le-feu proposé à Gaza, qui comprend un cessez-le-feu de 60 jours afin de permettre des négociations sur un règlement global du conflit, la libération d'un certain nombre d'otages et de prisonniers, et l'acheminement de l'aide humanitaire ainsi que des secours.
"La balle est désormais dans le camp d'Israël", a souligné M. Abdelatty.
Pour sa part, le ministre espagnol des Affaires étrangères s'est dit impatient d'entendre le point de vue de l'Egypte sur l'évolution de la situation à Gaza, en particulier avant la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE prévue à la fin du mois au Danemark.
Au cours des 22 derniers mois, la campagne militaire israélienne à Gaza a tué 62.819 Palestiniens et blessé 158.629 autres, tout en causant des destructions massives sur les infrastructures et en aggravant les conditions humanitaires, ont rapporté mardi les autorités sanitaires de Gaza dans un communiqué.
Le même jour, le ministère égyptien des Affaires étrangères a affirmé dans un communiqué que la descente opérée plus tôt dans la journée par l'armée israélienne contre des magasins et des bureaux de change dans le centre de Ramallah, en Cisjordanie, qui aurait fait 20 blessés selon des sources palestiniennes, dont un garçon de 12 ans et deux femmes enceintes, constituait une "escalade dangereuse" des violations israéliennes en cours dans les territoires palestiniens occupés.
Les "politiques agressives et extrémistes" du gouvernement israélien sont la cause principale de l'instabilité régionale, a-t-il souligné, condamnant les actions provocatrices d'Israël et son obstruction à toutes les possibilités de paix.








