Israël qualifie la frappe meurtrière contre un hôpital de Gaza de "tragique incident", la Ligue arabe et l'Egypte condamnent l'attaque
La Ligue arabe et l'Egypte ont condamné lundi la frappe israélienne qui a touché l'hôpital Nasser de Gaza, faisant au moins 20 morts. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a quant à lui qualifié l'incident de "tragique accident".
Les autorités sanitaires de Gaza ont déclaré que la frappe qui a touché l'hôpital de Khan Younis, le dernier hôpital opérationnel dans le sud de Gaza, avait tué cinq journalistes et quatre membres du personnel médical.
Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a qualifié cette attaque de "nouvel épisode dans une incessante série de massacres visant délibérément des civils". Le ministère égyptien des Affaires étrangères l'a quant à lui décrite comme "un nouvel épisode dans une longue série de violations flagrantes du droit humanitaire international par Israël".
Dans un communiqué, M. Netanyahou a déclaré que les autorités militaires israéliennes menaient une enquête approfondie. "Israël apprécie le travail des journalistes, du personnel médical et de tous les civils", a-t-il affirmé.
Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, a déclaré aux journalistes que l'armée "ne ciblait pas intentionnellement les civils", et a accusé le Hamas d'avoir créé des "conditions impossibles" sur le territoire palestinien.
Selon les autorités sanitaires de Gaza, une première frappe a touché le quatrième étage du complexe, tandis qu'une seconde aurait visé les équipes médicales qui s'occupaient des blessés.
Citant des responsables militaires israéliens, la chaîne israélienne Kan TV a rapporté que la frappe avait été menée par un char, et non par un avion. Elle a indiqué que le char avait visé une des caméras de l'hôpital, affirmant que les troupes pensaient que le Hamas l'utilisait pour surveiller leurs déplacements.








