Les autorités syriennes par intérim condamnent les "incursions militaires" israéliennes
Les autorités intérimaires syriennes en charge des affaires étrangères ont condamné lundi ce qu'elles ont décrit comme des incursions militaires israéliennes dans le sud de la Syrie, y compris dans la campagne de la capitale Damas, les qualifiant d'"escalade dangereuse" et de violation flagrante de la souveraineté du pays.
Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle SANA, les autorités en charge des affaires étrangères ont déclaré que les forces israéliennes avaient procédé à une incursion terrestre à Beit Jinn, dans la campagne de Damas, et pris le contrôle de la zone de Tal Bat al-Wardeh, dans la campagne de la province de Quneitra.
Le communiqué avertit que de telles actions "représentent une menace directe à la paix et à la sécurité régionale", accusant Israël d'adopter une "approche hostile" au mépris du droit international et de la souveraineté de la Syrie.
"La Syrie affirme que la poursuite de ces violations sape la stabilité dans la région", peut-on lire dans le document, qui appelle l'Organisation des Nations Unies (ONU) et le Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir immédiatement pour dissuader Israël de continuer d'agir de la sorte.
Plus tôt dans la journée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme a indiqué que les forces israéliennes avaient établi des positions militaires dans un village stratégique à quelque 20 km au sud-ouest de Damas.
Selon l'organisme de surveillance du conflit basé au Royaume-Uni, ces postes de combat ont été installés le 21 août à Rakhlah, un village de la région du mont Hermon qui surplombe trois axes routiers majeurs reliant Damas à Baalbek et Beyrouth, au Liban.








