RDC : la Haute cour militaire reporte au 31 juillet l'affaire visant l'ex-président Kabila
La Haute cour militaire de la République démocratique du Congo (RDC) a reporté au 31 juillet l'audience dans l'affaire visant l'ancien président Joseph Kabila, à l'issue d'une première comparution vendredi à Kinshasa.
M. Kabila ne s'est pas présenté à l'audience.
Lors de celle-ci, la cour s'est déclarée compétente pour instruire le dossier. Les avocats de la défense ont sollicité un renvoi afin d'avoir le temps de consulter les pièces et préparer leurs arguments, demande à laquelle la Haute cour a accédé.
En mai, le Sénat avait voté la levée de l'immunité parlementaire de l'ancien chef de l'Etat congolais, désormais sénateur à vie depuis son départ de la présidence en 2019, ouvrant ainsi la voie à des poursuites judiciaires.
M. Kabila est accusé de trahison, crimes de guerre, crimes contre l'humanité, ainsi que de soutien présumé à la rebellion du Mouvement du 23-Mars (M23), actif dans l'est du pays.
Depuis janvier 2025, la situation sécuritaire dans l'est de la RDC s'est fortement détériorée. Le M23 a repris plusieurs positions stratégiques, dont les villes de Goma et Bukavu.
Installé majoritairement en Afrique du Sud depuis 2023, Joseph Kabila est réapparu publiquement en mai 2025 dans la province du Nord-Kivu. Il avait fait part de son intention de revenir au pays afin de participer, selon ses mots, "à la recherche d'une solution" à la crise actuelle.








