Frappes aériennes israéliennes sur la banlieue de Beyrouth pour la première fois depuis le cessez-le-feu
Des frappes aériennes israéliennes ont visé vendredi un bâtiment de la banlieue sud de Beyrouth, soit la première attaque de ce type depuis qu'un cessez-le-feu a été conclu en novembre dernier.
Peu après, l'armée israélienne a dit avoir ciblé "un entrepôt de drones" appartenant au Hezbollah près de la capitale libanaise.
Avant ces frappes, l'armée israélienne avait lancé une alerte à l'évacuation sur les réseaux sociaux, conseillant aux civils libanais de quitter une zone de 300 mètres autour du site. Son porte-parole en langue arabe, Avichay Adraee, a partagé une carte indiquant l'emplacement du site et a exhorté les résidents à l'évacuer immédiatement.
Des témoins ont rapporté des scènes de panique alors que les familles fuyaient leur foyer, certaines évacuant les écoles en toute hâte. Des enfants ont été vus en train de partir en pyjama, craignant de nouvelles frappes.
Le ministère libanais de l'Education a également ordonné la fermeture de toutes les écoles publiques et privées, des établissements secondaires, des centres professionnels et du Complexe universitaire Rafic-Hariri situés à proximité de la zone visée.
Plus tôt dans la journée, des roquettes ont été tirées depuis le sud du Liban vers le nord d'Israël, dont la ville de Kiryat Shmona. L'armée israélienne a déclaré que l'une d'entre elles avait été interceptée par le système de défense Dôme de fer et que l'autre avait atterri en territoire libanais.
Un haut responsable du Hezbollah a déclaré à la chaîne libanaise Al-Mayadine que son organisation n'était pas impliquée dans le tir de ces deux roquettes vers le nord d'Israël.








