Erdogan promet de reprendre les opérations contre le PKK si ses engagements ne sont pas tenus
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis samedi de reprendre les opérations militaires contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) si ses engagements ne sont pas tenus.
"Nous poursuivrons nos opérations en cours et, si nécessaire, nous emploierons les grands moyens jusqu'à l'élimination du dernier terroriste", a dit M. Erdogan.
M. Erdogan a fait ces remarques lors d'un dîner de rupture du jeûne du Ramadan au bureau Dolmabahce de la présidence à Istanbul.
Plus tôt dans la matinée, le PKK a déclaré un cessez-le-feu avec la Turquie, à la suite de l'appel au désarmement et à la dissolution lancé par son chef emprisonné, Abdullah Ocalan.
Le groupe a également annoncé qu'il était prêt à convoquer son congrès, mais a souligné que son succès nécessitait qu'Ocalan le "dirige personnellement", appelant à sa libération de prison.
Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une initiative lancée par le gouvernement pour mettre fin à l'insurrection du PKK contre l'Etat turc, qui dure depuis 40 ans et a coûté la vie à plus de 40.000 personnes.
Selon M. Erdogan, "à l'exception de quelques groupes marginaux", l'initiative "Turquie sans terreur" a été soutenue par la grande majorité de la nation et des cercles politiques.
Le PKK a été fondé en 1978 par Ocalan, qui est détenu à l'isolement quasi-total, sur l'île d'Imrali, dans la mer de Marmara, au large d'Istanbul, depuis 1999. Le PKK est considéré comme un groupe terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne. F








