Le Hamas prévient que le refus d'Israël de libérer les prisonniers palestiniens risque de faire échouer la trêve à Gaza
Le Hamas a prévenu mardi que le refus d'Israël de libérer plus de 600 prisonniers palestiniens, dont des femmes et des enfants, violait gravement l'accord de cessez-le-feu en cours et risquait de le faire échouer.
Basem Naim, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré dans un communiqué que le gouvernement israélien "risque de faire échouer l'accord en manipulant ses termes et en menaçant de reprendre les combats."
Il a accusé Israël de multiples violations, notamment d'avoir tué plus de 100 Palestiniens, d'avoir bloqué l'aide humanitaire essentielle et d'avoir refusé de négocier la deuxième phase de l'accord.
M. Naim a souligné que le Hamas avait respecté tous les termes de l'accord de trêve depuis son entrée en vigueur le 19 janvier et qu'il restait déterminé à le mettre en œuvre en vue d'un cessez-le-feu permanent et du retrait israélien de la bande de Gaza.
"La libération des prisonniers palestiniens, comme le stipule l'accord, est une condition fondamentale", a-t-il dit, exhortant la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il respecte l'accord et empêche une nouvelle escalade.
Israël a déclaré qu'il retenait la libération de plus de 600 prisonniers palestiniens prévue pour le 22 février jusqu'à ce que le Hamas mette fin à ce qu'il appelle des "cérémonies élaborées et empreintes de propagande" lors de la libération d'otages ou du transfert des corps de ceux qui ont été tués en captivité.








