Sommet de l'UA : le chef de l'ONU met en garde contre l'escalade du conflit en RDC
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a mis en garde contre l'escalade du conflit dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
S'exprimant sur la situation actuelle de la paix et de la sécurité en Afrique lors du sommet de l'Union africaine (UA) samedi à Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie, M. Guterres a déclaré que le peuple de la RDC souffrait d'un cycle brutal de violence.
"Les combats qui font rage dans le Sud-Kivu en raison de la poursuite de l'offensive du M23 menacent de précipiter toute la région dans le gouffre", a déclaré le Secrétaire général, soulignant la nécessité d'éviter à tout prix une escalade régionale.
Le conflit actuel entre le M23 et le gouvernement de la RDC est profondément enraciné dans les séquelles du génocide rwandais de 1994 et dans les tensions ethniques qui existent depuis longtemps entre les communautés tutsie et hutue. La RDC accuse le Rwanda de soutenir le M23, tandis que le Rwanda prétend que l'armée de la RDC s'est alliée aux Forces démocratiques de libération du Rwanda, un groupe rebelle accusé d'avoir participé au génocide contre les Tutsis.
"Il n'y a pas de solution militaire. L'impasse doit cesser et le dialogue doit commencer", a déclaré M. Guterres, soulignant que la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC devaient être respectées.
Les conclusions du récent sommet conjoint organisé par la Communauté de l'Afrique de l'Est et la Communauté de développement de l'Afrique australe ont ouvert la voie, avec un appel renouvelé à un cessez-le-feu immédiat et un nouvel élan pour les efforts régionaux basés sur les processus de Luanda et de Nairobi.
S'agissant de la crise sécuritaire au Soudan, M. Guterres a déclaré que ce pays était devenu le théâtre de la plus grande crise de déplacement et de la plus grande famine au monde, à la suite du conflit entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide.
"Le Soudan est en train de se déchirer sous nos yeux et, à l'approche du mois sacré du ramadan, il est temps de cesser immédiatement les hostilités", a-t-il dit.








