RDC : l'intensification des combats provoque le déplacement de 35 000 civils, neuf Casques bleus sont blessés (ONU)
L'intensification des combats dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a provoqué un nouveau déplacement important de civils et neuf Casques bleus sont blessés au cours de ces affrontements, a déclaré vendredi un porte-parole de l'ONU.
Farhan Haq, porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a déclaré que les humanitaires de l'ONU ont rapporté que les affrontements entre les forces gouvernementales de la RDC et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) au cours des trois dernières semaines ont envoyé plus de 35 000 personnes fuyant la violence à Masisi vers des sites de déplacement dans et autour de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.
M. Haq a indiqué que la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), avait renforcé son soutien aux forces armées congolaises, en menant des patrouilles conjointes de jour comme de nuit afin de réduire la menace qui pèse sur les civils.
"Malheureusement, au cours de ces affrontements, neuf Casques bleus ont été blessés," a dit le porte-parole. "Ils reçoivent actuellement un traitement médical."
M. Haq a dit que les forces de réaction rapide de la MONUSCO ont directement soutenu les forces armées congolaises depuis mercredi et continuent de fournir un soutien médical et logistique essentiel à la mission militaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe en RDC.
"Les bombardements dans les zones où les personnes déplacées s'abritent à la périphérie de Goma, notamment à Mugunga, Bulengo et Lushagala, ont poussé les gens à fuir vers la ville", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). "Cette dernière escalade fait suite à des combats intenses à Minova, dans le Sud-Kivu, il y a trois jours, qui ont déplacé des milliers de personnes."
"La situation à Goma est désastreuse, le territoire de Goma et le territoire voisin de Nyiragongo accueillant déjà plus de 700 000 personnes déplacées", a déclaré l'OCHA.
Le bureau a averti que la récente flambée de violence ne fait qu'aggraver une situation humanitaire déjà critique, augmentant encore la souffrance de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui sont déplacés et vivent dans des conditions inhumaines.
OCHA a déclaré que les partenaires humanitaires sont également préoccupés par le nombre croissant de blessés qui arrivent dans des centres de santé déjà débordés.
"La communauté humanitaire appelle à une cessation immédiate des hostilités et exhorte toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, à assurer la protection des civils et à permettre un accès libre et sûr à l'aide humanitaire", a déclaré OCHA.








