L'Iran rejette les allégations américaines sur ses derniers développements nucléaires
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a rejeté lundi les allégations du gouvernement américain à l'encontre de Téhéran dans le dernier rapport des Etats-Unis sur la "Stratégie de lutte contre les armes de destruction massive".
"Ce sont des allégations infondées. L'Iran est un signataire engagé envers le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, et il a signé l'accord de garanties généralisées avec l'Agence internationale de l'énergie atomique et il l'applique", a insisté M. Kanaani lors d'une conférence de presse régulière dans la capitale iranienne Téhéran.
Le porte-parole a souligné que l'Iran avait plusieurs fois assuré que les armes nucléaires n'avaient pas leur place dans sa doctrine militaire et de défense et que le pays était opposé à tout usage d'armes nucléaires.
Il a fait savoir que l'Iran était la principale victime des armes chimiques, en particulier pendant la guerre Irak-Iran de 1980 à 1988. A l'époque, plusieurs occidentaux, dont les Etats-Unis, avaient soutenu le dirigeant irakien d'alors Saddam Hussein en fournissant différents types de matériel, d'équipements et d'armes chimiques à son armée.
Selon M. Kanaani, le gouvernement américain n'a aucune légitimité pour évaluer l'engagement des autres pays à ce sujet. Il a notamment évoqué le manque d'engagement des Etats-Unis envers leurs obligations à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC) et à la Convention sur l'interdiction des armes biologiques, et le fait qu'ils ont créé des "laboratoires illégaux" dans le monde entier.
Dans son rapport de 2023 publié jeudi, le ministère américain de la Défense a écrit : "On estime que l'Iran ne mène pas de programme d'armement nucléaire pour l'heure, mais qu'il a la capacité de produire suffisamment de matières fissiles pour fabriquer un engin nucléaire en moins de deux semaines".
Le ministère américain a aussi accusé l'Iran de "non-respect de ses obligations à la CIAC".







