Les Etats-Unis combattent la COVID-19 sur plusieurs fronts (SYNTHESE)

Par : LIANG Chen |  Mots clés : Etats-Unis-COVID-19
French.china.org.cn | Mis à jour le 08-01-2022

La Cour suprême des États-Unis doit entendre vendredi des arguments sur la légalité de deux initiatives au cœur des efforts de l'administration Biden pour lutter contre le coronavirus sur les lieux de travail.

Selon le New York Times (NYT), les juges entendront des heures d'arguments sur une exigence de vaccination ou de test pour les employés des plus grandes entreprises du pays, et une obligation vaccinale séparée pour le personnel de santé dans les établissements qui reçoivent des fonds fédéraux Medicaid et Medicare.

"Les Américains non vaccinés continuent de faire face à une menace réelle de maladie grave et de décès, notamment du fait du variant Omicron", a déclaré jeudi l'attachée de presse de la Maison Blanche Jen Psaki dans un communiqué.

"Le besoin et l'urgence de ces politiques sont plus grands que jamais, et nous sommes confiants dans leur autorité légale", a ajouté le communiqué.

"Les opposants -les Etats dirigés par des responsables Républicains, des entreprises, des groupes religieux et autres- disent que le Congrès n'a pas autorisé ces mesures, affirmant aussi qu'elles sont inutiles et à certains égards contre-productives", a écrit le NYT.

LE DILEMME DES TESTS

Alors que la demande croissante rend difficiles les tests en laboratoire et à domicile, de nombreuses personnes y renoncent, ne leur permettant pas de déterminer si elles sont infectées et exposant potentiellement d'autres personnes, a rapporté vendredi le Wall Street Journal.

Par ailleurs, selon le NYT, ceux qui parviennent à obtenir des tests rapides à domicile communiquent rarement les résultats aux services de santé, souvent parce que les moyens de le faire sont lourds ou inexistants. En conséquence, les responsables de la santé publique ne disposent pas d'une image complète de la propagation du virus alors que le variant Omicron fait pourtant rage.

Tout au long de la pandémie, le volume de tests aux Etats-Unis n'a pas atteint le niveau recommandé par les spécialistes de la santé publique, a de son côté noté Atul Grover, directeur exécutif de l'Institut de recherche et d'action de l'Association of American Medical Colleges.

Dans le cadre de la flambée actuelle, au cours de laquelle les taux de positivité des tests ont atteint des nombres à deux chiffres dans de nombreux endroits, l'écart est encore plus important, a-t-il déclaré, ajoutant que "nous manquons définitivement de personnes et sous-testons".

VERS UNE 2e DOSE DE RAPPEL

Les gens auront probablement besoin d'une deuxième dose de rappel à l'automne, les travailleurs de première ligne et les personnes âgées de 50 ans et plus étant une priorité particulière alors que les niveaux d'anticorps diminuent, a annoncé jeudi Stéphane Bancel, le directeur général du fabricant de vaccins anti-COVID-19 Moderna, lors d'une conférence sur les soins de santé organisée par Goldman Sachs.

Selon un article du Washington Post, citant M. Bancel, les personnes qui auront reçu une injection de rappel à l'automne bénéficieront probablement d'une protection importante pendant l'hiver.

Mais il a averti dans le même temps que l'efficacité des injections de rappel pourrait diminuer d'ici l'automne prochain.

Parallèlement le gouvernement israélien a publié cette semaine une étude préliminaire indiquant qu'une quatrième dose du vaccin Pfizer-BioNTech a généré une multiplication par cinq des anticorps d'un individu une semaine après l'injection.

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Source: Agence de presse Xinhua
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