Plusieurs délégations des Afro-descendants de Haïti, de la France et des Etats-Unis se sont recueillies lundi à la "Porte du Non-Retour" de la ville historique de Ouidah, environ 45 km au sud-ouest de Cotonou, pour rendre hommage aux déportés noirs et africains, aux victimes de la traite trans-saharienne, de l'océan Indien et à celles de la traite transatlantique, à l'occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, a constaté Xinhua sur place.
Très tôt ce lundi matin, plusieurs dizaines de membres des délégations des Afro-descendants, accompagnés de certains dignitaires de la ville de Ouidah, ont parcouru en silence les différentes stations de la Route des Esclaves, en observant un recueillement suivi d'un dépôt de gerbe au mémorial Zoungbodji (lieu symbolique de l'itinéraire des esclaves jusqu'à leur embarquement) à la Porte du Non-Retour.
"Cet endroit, de la Porte du Non-Retour, a vu plus d'un million d'enfants, de femmes et d'hommes partir vers le nouveau monde. Cette plage a entendu leurs pleurs et gémissements. Aujourd'hui, nous sommes présents ici pour rendre hommage ensemble à nos aïeux capturés, déportés et mis en esclave. Nous sommes ici pour nous souvenir ensemble de leurs luttes quotidiennes et de la grandes révolte du 23 août 1791 qui aboutira à l'abolition de la traite négrière et de l'esclavage", a déclaré Christophe Chodaton, président du comité de commémoration de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition.









