La Mauritanie n'a pas perçu d'argent pour l'extradition en 2012 de l'ancien chef des services secrets de Kadhafi (ministre)
L'ancien chef des services secrets libyens, Abdallah Senoussi, a été extradé vers la Libye en 2012 "sans aucun versement de fond de contrepartie", a affirmé jeudi soir Mohamed Lemine Ould Cheikh, ministre porte-parole du gouvernement mauritanien.
L'extradition s'est déroulée conformément à un accord signé entre la Mauritanie et la Libye, a précisé le ministre pour démentir devant la presse de récentes rumeurs faisant état de la perception de fonds par les autorités mauritaniennes en contrepartie de la livraison de Senoussi.
Le porte-parole du gouvernement mauritanien a souligné que "l'accord est intervenu sur demande du gouvernement libyen, adressée à la justice mauritanienne, dans le cadre de la coopération judiciaire entre les Etats arabes, signée par la Mauritanie et la Libye et engageant les Etats à collaborer dans le domaine judiciaire".
Abdallah Senoussi "a été remis conformément à l'accord, mais à condition de respecter son intégrité physique, sa dignité humaine et son immunité judiciaire et de le rendre aux autorités judiciaires mauritaniennes dès que les instances judiciaires libyennes n'auraient plus besoin de lui", a-t-il indiqué.
Abdallah Senoussi a été arrêté en mars 2012 à son arrivée à l'aéroport de Nouakchott, muni d'un faux passeport malien.
L'extradition de l'ancien chef des renseignements de Kadhafi avait été demandée à la fois par la Libye pour répondre des massacres d'insurgés libyens, par la France pour son implication dans un attentat contre un avion de ligne français et par la Cour pénale internationale.









