A Madagascar, environ 880.000 personnes sont diabétiques

Par :  |  Mots clés : Madagascar-santé
French.china.org.cn | Mis à jour le 15-11-2017

A Madagascar, environ 880.000 personnes sont diabétiques, a révélé à Xinhua mardi Haja Ramamonjisoa, directeur des opérations d'une association spécialisée dans la lutte contre le diabète.

Du haut de ses 34 années d'existence, l'Association malagasy contre le diabète (AMADIA), l'unique centre spécialisé pour cette maladie à Madagascar, compte actuellement 38.000 membres-patients.

Cette année, la célébration de la journée mondiale contre le diabète a pour thème "Les femmes et le diabète". Dans ce cadre, l'AMADIA, avec le soutien du ministère malgache de la Santé publique et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a organisé mardi une journée de dépistage de masse gratuit.

Selon le docteur Haja Ramamonjisoa, l'effectif des diabétiques dépistés à Madagascar s'accroît grâce aux activités de sensibilisation de l'association. "Ce qui explique également le fait que la population commence à connaître le diabète. Elle est de plus en plus consciente des possibilités de traitement et de contrôle", a-t-il affirmé à Xinhua mardi.

"Sur les 38.000 membres de l'AMADIA, 90% développent le diabète de type 2, généralement héréditaire et se présente chez les adultes à l'âge de 30 ou 40 ans. Néanmoins les autres types de diabète sont enregistrés et tous les diabétiques sont contrôlés à vie", a fait savoir le médecin.

"Plus de 60% des diabétiques s'exposent au moins à une complication, ces complications peuvent varier comme les troubles oculaires, la stérilité, les maladies des reins et cardio-vasculaires", a expliqué ce responsable de la lutte contre le diabète.

L'AMADIA, qui dispose d'un centre spécialisé de prise en charge et de sept antennes, réalise annuellement plus de 21.000 dépistages.

Pourtant, le coût du traitement selon les complications varie entre 50.000 ariary (un dollar équivaut à 3.000 ariary) et 500.000 ariary par mois. "Il est très élevé pour les ménages malgaches dont le salaire minimum d'un individu est d'environ 150.000 ariary", a ajouté M. Ramamonjisoa.

De plus, la population urbaine s'avère à haut risque par rapport à la population rurale à cause de l'hygiène de vie et l'alimentation non équilibrée, a-t-on appris du spécialiste.

Selon l'OMS, le diabète est la neuvième cause de mortalité chez les femmes dans le monde.

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Source: Agence de presse Xinhua
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