Le Kenya va distribuer un nouvel outil de circoncision pour lutter contre le VIH

Par : Lisa |  Mots clés : news
French.china.org.cn | Mis à jour le 06-07-2016

Le Kenya a décidé de distribuer un nouvel outil de circoncision non-chirurgical pour contribuer à limiter l'épidémie de HIV/SIDA dans le pays, a déclaré mardi un responsable kenyan.

Martin Sirengo, directeur du département du Sida et des Maladies sexuellement transmissibles du ministère kenyan de la Santé, a déclaré que le kit PrePex, un dispositif qui permet de réaliser rapidement et facilement des circoncisions médicales sans chirurgie ni perte de sang, était déjà testé dans le pays depuis 2015.

"L'étude a montré que le kit masculin PrePex était conforme aux normes de sécurité internationales en la matière, et a ainsi ouvert la voie à son usage au Kenya", a-t-il déclaré à l'occasion de la publication d'un rapport sur le kit de circoncision masculine PrePex au Kenya.

M. Sirengo a souligné que le dispositif, qui était déjà enregistré au Pharmacy and Poison Board du Kenya, avait été introduit dans le pays avec le soutien de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La procédure PrePex diffère grandement de la circoncision conventionnelle.

Au lieu de couper le prépuce, le dispositif PrePex recourt à un anneau élastique pour comprimer la peau du prépuce entre deux anneaux, coupant ainsi la circulation sanguine dans son extrémité.

Une fois que les tissus concernés meurent et se déssèchent, au bout d'une semaine, l'excédent de peau du prépuce peut être retiré en toute sécurité.

"La procédure se fait sans perte de sang, ne nécessite ni injection anesthésique ni points de suture, et ne prend que quelques minutes à effectuer", a déclaré M. Sirengo.

Le dispositif a reçu une approbation préliminaire de l'OMS en 2013.

Une fois un consensu atteint, le dispositif sera diffusé à grande échelle pour tous les hommes de 13 ans et plus, a expliqué M. Sirengo.

Depuis les premiers tests de ce dispositif en tant que mesure de prévention du VIH, un certain nombre de facteurs ont cependant découragé certains de faire usage de cette procédure, notamment l'impossibilité de se rendre au travail pendant la convalescence, la peur de la douleur, ou encore le résultat esthétique de la circoncision.

Le principal chercheur en charge des travaux d'étude sur ce dispositif, June Odoyo, a expliqué que la procédure était en mesure d'empêcher de nouvelles infections par le VIH chez l'homme, et même le cancer du pénis.

"Nous avons procédé à une étude avec 2 475 volontaires dans dix régions habitées par des communautés qui ne pratiquent pas traditionnellement la circoncision. Les hommes infectés par le VIH et ceux dont le prépuce est anormalement serré ne seront cependant pas circoncis à l'aide de cette méthode tant que de nouvelles études n'auront pas été faites", a-t-il déclaré.

Julius Achia, administrateur de West Pokot, dans le nord-ouest du Kenya, a recouru à la procédure. A la différence des méthodes traditionnelles, ce mode de circoncision s'est révélé rapide et sans douleur.

"Une fois circoncis, la convalescence peut se faire à la maison, ce qui permet d'économiser des frais d'hôpital", a-t-il déclaré.

"Je devais donner l'exemple à mes administrés pour qu'ils me suivent et contribuent eux aussi à réduire la propagation du VIH dans le pays", a-t-il déclaré. F

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Source: Agence de presse Xinhua
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