Sénégal : séminaire de formation pour des enseignants sénégalais de chinois (REPORTAGE)
L'Institut Confucius de Dakar a abrité du 28 mars au 2 avril, un séminaire de formation pour des enseignants sénégalais de chinois dans des universités et écoles de formation du Sénégal.
Il s'agit d'une session de formation pour les enseignants locaux qui auront en charge l'enseignement de la langue chinoise à un niveau basique, selon les explications du directeur sénégalais de l'Institut Confucius de l'Université Cheikh Anta Diop, le professeur Mamadou Fall.
"Il s'agit à la fois d'un besoin parce que l'Institut a une vocation assez large non seulement, à l'échelle du campus universitaire mais aussi à l'échelle nationales et sous-régionale. Pour cela, on a besoin d'un personnel le plus étoffé possible", a précisé M. Fall.
L'institut reçoit déjà du personnel chinois, des volontaires et des enseignants, mais c'est limité. "Il nous faut beaucoup plus de personnel surtout enseignants. C'est la raison pour laquelle, on a organisé ce séminaire", a-t-il ajouté.
Au cours de la formation, ces enseignants sénégalais ont reçu une formation au plan pédagogique, méthodologique, à savoir comment tenir une classe, comment organiser les enseignements, comment intéresser les étudiants.
14 enseignants ont suivi les cours, qui ont déjà un bon niveau de la langue chinoise et ont été choisis selon des critères d'excellence, a indiqué le directeur de l'institut.
"Nous voulons à travers une sorte de transfert de méthodologie, aider les professeurs de chinois, à acquérir plus de compétences et les aider à améliorer leur pratique pédagogique, en leur donnant de nouvelles recettes, de nouveaux procédés", a expliqué un des formateurs, le professeur de français Mamadou Diallo.
De leur côté, les participants au séminaire ont estimé que cette formation constitue une valeur ajoutée pour leur carrière professionnelle.
"Cette formation nous permet d'acquérir les bases d'apprentissage du chinois", car "quand on veut véhiculer une nouvelle langue, on doit aussi connaître les techniques d'enseignement, c'est-à-dire l'approche communicative, l'approche écrite et l'approche d'écoute", a témoigné Ndeye Penda Sarr, stagiaire, professeur de langue chinoise dans une école supérieure de Dakar.
Pour cette jeune sénégalaise, ce genre de séminaire permet de "consolider", de "fidéliser" et de "maintenir" les relations entre le Sénégal et la Chine.
"On est un produit de la coopération sino-sénégalaise. On est fier de le dire et on le réclame même. Nous devons être aujourd'hui des ambassadeurs de la Chine au Sénégal, et vice-versa, grâce à cette belle langue chinoise, à cette culture qui nous a permis d'avoir une nouvelle expérience qui est différente de celle des autres", a dit Mlle Sarr.
"L'apprentissage du chinois en Afrique et particulièrement au Sénégal est un défi à relever. Il faut prouver que c'est possible de parler le chinois, de l'écrire, dans nos pays. Cette semaine de formation va nous permettre d'aider facilement nos frères et sœurs dans l'apprentissage de la langue chinoise", a renchéri Mouhamed Athie.
Pour sa part Ksenia Aryasona, de nationalité russe et enseignante de chinois dans un institut privé à Dakar, a soutenu qu'aujourd'hui, tout le monde doit apprendre le chinois.
"La création d'un institut Confucius au sein de l'Université de Dakar, c'est une initiative à saluer, pour l'échange de cultures. Cela va permettre aux Sénégalais de découvrir beaucoup de choses sur la culture chinoise. C'est une grande opportunité pour le Sénégal d'avoir un institut Confucius", a soutenu Ksenia.
L'institut Confucius envisage de faire une autre session au mois de juillet ou août, avec une plus grande envergure, mais dans la même veine, faire en sorte qu'il ait une pépinière d'enseignements du chinois à l'échelle du pays, et même de la sous-région, selon les responsables. F
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