Tchad: les musulmans entament le ramadan en haute alerte pour le terrorisme

Par : Sofia |  Mots clés : Tchad
French.china.org.cn | Mis à jour le 19-06-2015

Les musulmans du Tchad ont entamé jeudi le mois saint du ramadan, mais ils ne pourront pas porter l'ibaya (burqa) et le kadamoul (turban ou chèche), conformément aux mesures supplémentaires de sécurité annoncées la veille par le gouvernement après les deux attentats-suicide qui ont frappé la capitale lundi.

"Le port de burqa ou tout autre système de port de turban où on ne voit que les yeux, ce camouflage est désormais interdit", a annoncé mercredi le premier ministre tchadien, Kazeubé Payimi Deubet, au cours d'une communication aux leaders des différentes communautés religieuses.

"Le port de la burqa doit cesser immédiatement à compter de ce jour, non seulement dans les lieux publics et les écoles mais sur toute l'étendue du territoire", a-t-il insisté avant de demander aux chefs religieux à relayer le message dans leurs "prêches", " lieux de culte" et "mosquées".

"Tous ceux qui refusent d'obtempérer et qui se hasarderaient à braver la mesure en portant la burqa doivent être arrêtés, jugés en référé et condamnés", a prévenu M. Payimi Deubet qui a ajouté que des instructions ont été données aux services de sécurité d'entrer dans les marchés et de ramasser toutes les burqas qui y sont vendues et de les brûler.

Deux attaques terroristes ont frappé simultanément lundi l' Ecole nationale de police et les abords du commissariat central de police à N'Djaména, capitale du Tchad. Le bilan fourni à ce jour fait état de 37 mors (dont les 4 kamikazes) et une centaine de blessés. Même si les attaques de lundi n'ont toujours pas été revendiquées, le gouvernement tchadien les a attribuées à Boko Haram.

Au Tchad, pays majoritairement musulman, le kadamoul, turban traditionnel, est porté par la plupart des hommes, surtout ceux de la zone saharienne, pour se protéger des vents de sable et de la poussière. L'ibaya (ou burqa ou hidjab), généralement de couleur noire, est porté par les femmes et les couvre des pieds à la tête et ne laissant apparaître que les yeux.

Pour le gouvernement tchadien, ces deux habits ou accessoires peuvent servir de camouflage pour les terroristes, et les a donc interdits, deux jours après le double attentat-suicide qui a frappé N'Djaména, la capitale, faisant 37 morts (dont les 4 kamikazes) et une centaine de blessés. F

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
Source: Agence de presse Xinhua
Les dernières réactions            Nombre total de réactions: 0
Sans commentaire.
Voir les commentaires
Votre commentaire
Pseudonyme   Anonyme
Retournez en haut de la page