Modernisation du Port de Pointe-Noire : des résultats visibles (SYNHESE)
Le Port de Pointe-Noire, considéré comme la porte d'entrée et de sortie du Congo, tant au niveau régional qu'international, s'est engagé dans un vaste programme de modernisation grâce aux importants investissements consentis depuis 2009 par le groupe français Bolloré qui oeuvre pour le dédoublement de la capacité du terminal à conteneurs.
Ces travaux, ayant pour objectif de renforcer la capacité d' accueil, estimée à 250.000 conteneurs, ont abouti aujourd'hui à des résultats visibles.
Grâce à ce programme de modernisation, le nombre des conteneurs est passé à 560.000 en 2014. Pour la première fois de l'histoire, la structure a accueilli en mai dernier un bateau transportant jusqu'à 6.000 conteneurs.
"Ces cinq dernières années on a investi plus de 200 millions d' euros dans les travaux qui ont consisté à agrandir le terminal. On a fait également l'agrandissement du quai qui est passé de 500 à 800 m. Puis, on a approfondi le tirant d'eau qui a atteint 15 mètres, contre 13 mètres précédemment", a expliqué à Xinhua Michel Antonelli, directeur général de Congo Terminal.
Dans le cadre de cette modernisation, le groupe français Bolloré doit investir à terme quelque 570 millions d'euros dans le seul but de faire de Pointe-Noire un port de référence sur la côte ouest de l'Afrique.
"Nous devons aussi réaliser le projet d'un autre quai de 700 m. Les travaux vont démarrer cette année 2014. Ce deuxième quai sera également pourvu de portiques", a annoncé M. Antonelli.
Le port de Pointe-Noire est depuis 2006 au coeur d'un Programme d'investissement prioritaire (PIP) financé par la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), l'Agence Française de Développement (AFD) et la Banque Européenne d' Investissement (BEI).
Les autorités congolaises envisagent de construire, dans la zone de Pointe-Noire, un port minéralier pouvant servir au transit des mines du pays qui font aujourd'hui l'objet d'une exploration accrue par des sociétés étrangères.
L'adoption d'un nouveau code minier en 2005 a favorisée l' octroi d'un nombre significatif de permis de prospection et de recherche à des partenaires canadiens, australiens, chinois, sud- africaine et anglais.
Ces permis ont relancé, de manière intensive, l'exploration dans le massif du Chaillu (Sud-Ouest), dans la haute Sangha et dans l'extrême Nord-Ouest et a abouti à des projets de grande ampleur. Entre autre, celui du fer de Zanaga, avec la société Mining Project Development ; le projet des potasses avec MagMinerals ; les polymétaux avec la Soremi, et l'exploration de fer de Mayoko avec Congo Mining et DMC Iron. La plupart de ces sociétés projettent le début d'exploitation d'ici fin 2015.
"Notre regard est aujourd'hui tourné vers les investisseurs étrangers, car les mines constituent un domaine très complexe qu' il n'est pas donné à n'importe quel opérateur économique national de s'y engager facilement", a déclaré le ministre congolais des Mines et de la Géologie, Pierre Oba.
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